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Facebook censure la déclaration d’indépendance américaine, « discours de haine »

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L’esprit de 1776 et le politiquement correct s’opposent frontalement aux USA : sur sa page Facebook un journal citait un passage de la déclaration d’indépendance américaine relatif à la politique de George III qui a fait l’objet d’une censure. Facebook estime que c’est un « discours de haine ».
 
Les vieux Texans qui lisent le Liberty County Vindicator (Le champion de la liberté du comté) en ont avalé leurs haricots rouges de travers. Leur petit journal préféré, pour préparer l’Independance Day, avait posté chaque jour depuis la fin du mois de juin des passages de la déclaration d’indépendance américaine. Et le deux juillet, à deux jours de la fête, ce fut le drame, la censure.
 

Facebook censure cinq passages de la Déclaration d’indépendance

 
Facebook a coupé cinq citations, celles qui décrivent la guerre lancée contre la république américaine par le gouvernement de sa Majesté : « Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brûlé nos villes, détruit les vies de nos citoyens ». « Il a contraint nos concitoyens faits prisonniers sur les mers à porter les armes contre leur pays, et à devenir les assassins de leurs frères et amis, ou à tomber eux-mêmes sous leurs coups ». Motif de cette censure ? Ces citations ne respectent pas les règles de Facebook « en matière de discours haineux ». Le champion de la liberté en a fait une maladie. Il a invoqué le premier amendement, qui protège la liberté d’expression. Mais le premier amendement ne s’applique pas ici, Facebook étant une entreprise privée, qui peut supprimer à sa convenance les contenus qui ne lui plaisent pas pour une raison ou une autre.
 

Dénoncer le « discours de haine » : censure à l’américaine

 
Ce qui est cocasse et frappant, c’est que la déclaration d’indépendance américaine soit jugée pleine de haine par Facebook : c’est exactement le discours que tenait en 1775 le roi d’Angleterre George III, qui faisait obligation aux troupes anglaises et loyalistes de combattre la rébellion américaine. Il demandait à tous les fidèles sujets britanniques de combattre les insurgés, leur haine, leurs discours et leurs actes anti-anglais. Leurs « actes désordonnés », le « trouble à l’ordre public », leur « rébellion ouverte ». Pour le deux cent quarante deuxième anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine, Mark Zuckerberg et Facebook ont repris la position de la couronne britannique. Le serpent se mord la queue : né des excès du libéralisme et de leurs noces avec le radicalisme d’inspiration soviétique, le politiquement correct entre dans une lutte à mort contre la liberté.
 

Pauline Mille