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SCIENCE-FICTION/ACTION Le Labyrinthe : la Terre brûlée ♠


 
Le Labyrinthe : la Terre brûlée forme le second épisode de la trilogie du Labyrinthe, ouvrage majeur de la littérature de science-fiction pour adolescents aux Etats-Unis. Le titre ne signifie pas grand-chose et une traduction plus fidèle au titre anglais, telle les évadés du Labyrinthe, aurait été plus pertinente. Dans le film-épisode précédent, qu’il serait préférable d’avoir vu pour vraiment comprendre celui-ci, un groupe d’adolescents, très majoritairement masculins, avait réussi à s’évader d’un mystérieux, dangereux et gigantesque Labyrinthe. Ils avaient été recueillis in extremis par de mystérieux paramilitaires, non identifiés. Ils souffraient et souffrent encore, dans ce nouvel épisode, d’amnésie.
 

Le Labyrinthe : la Terre brûlée cumule tous les défauts du film pour adolescents

 
Très vite, ce groupe perd confiance en ses libérateurs. Leur nouvelle demeure ressemble trop à une nouvelle prison. Ils décident de s’évader. Le monde extérieur qu’ils découvrent n’a pourtant rien de réjouissant. Les personnages courent en permanence ou presque, ce qui ne donne forcément pas grand sens à leur agitation et ne garantit pas le spectateur contre l’ennui. On peut admettre qu’un film pour adolescents ne propose pas forcément de profondes réflexions.
 
Toutefois, le manque de sens agace d’autant plus que certains thèmes intéressants, comme une Science monstrueuse et dévoyée, sont à peine effleurés, tandis que les sujets les plus bêtes et déjà trop vus sont trop présents, des états d’âmes bavards d’adolescents aux monstres frôlant l’horreur qui rapprochent certaines scènes du sous-genre des zombies. Le travail des décors est inégal, parfois superbe dans la ville ruinée – probablement New-York – banal ailleurs, voire fautif, dans la juxtaposition de convertibles futuristes et d’hélicoptères contemporains. On déplorera aussi le politiquement correct d’usage, qui nuit à l’intrigue : les personnages blancs peuvent être des tortionnaires ou des traîtres, tandis que les Noirs ou Asiatiques ne sont – forcément… – que des héros. Le Labyrinth  : la Terre brûlée cumule donc tous les défauts du film pour adolescents, à l’exception heureuse de la vulgarité.
 

Hector Jovien