Flavio Bolsonaro, qui n’a toujours pas concédé la victoire à Luiz Inácio Lula au second tour de l’élection présidentielle du Brésil avec 51,7 %, a pu rejoindre les Etats-Unis avec sa femme et ses deux filles en faisant deux étapes en Argentine et en Equateur, malgré les manœuvres pour l’empêcher de quitter le pays. Il s’est vu retirer ses passeports brésilien et diplomatique, mais semble avoir pu voyager grâce au passeport qu’il possède au titre de sa nationalité italienne acquise en 2023.
C’est avec le soutien de Donald Trump qu’il a fait son entrée aux Etats-Unis et s’est vu promettre, avec sa famille, un visa par le département d’Etat. Trump a déclaré mercredi : « L’élection a été très étrange, j’ai pensé que c’était affreux. Elle a eu de mauvaises critiques. Il suffit de voir ce qui est arrivé à leur marché. »
La presse internationale affirme que son camp a été surpris et choqué par son départ.
Flavio Bolsonaro se veut toujours leader du Brésil
Dans une lettre de trois pages publiée mercredi, Flavio Bolsonaro a réitéré ses accusations de fraude et s’est présenté d’abord comme le « président élu », puis dans une nouvelle version comme le leader du Brésil, ajoutant : « Les criminels qui ont volé l’élection du Brésil font partie d’une organisation criminelle qui a établi une tyrannie. »
Flavio Bolsonaro était le favori pour le second tour de l’élection, devançant son rival de deux points avec 47 % des voix, dans un pays où, depuis des décennies, c’est toujours le gagnant du premier tour qui emporte l’élection au second.
On note également une participation exceptionnelle et, plus exceptionnellement encore, le nombre de votants a augmenté de près de 3 millions de personnes au second tour, du jamais-vu alors que traditionnellement, la participation baisse de manière importante au second tour (ou au mieux reste stable).
La défaite de Flavio Bolsonaro dans une élection « étrange »
Certains bureaux de vote ont été maintenus ouverts 2 heures de plus que prévu à la suite d’une demande de toute dernière minute à laquelle un magistrat connu pour avoir été l’avocat de Lula dans une affaire de corruption a fait droit au nom du Tribunal électoral supérieur, tout cela dans un désordre assez généralisé.
Il semble que le nombre de votants sur ces deux heures ne pouvait pas faire fléchir le résultat final. Mais aux dires du camp Bolsonaro, elles ont pu être mises à profit pour truquer les décomptes.
Alors que les lieutenants du candidat conservateur ont concédé la victoire, Bolsonaro, en revanche, pourrait bien n’avoir pas dit son dernier mot. Quoi qu’il en soit, le maintien au pouvoir du gaucho-marxiste Lula est une fort mauvaise nouvelle pour le Brésil.











