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Huit personnes condamnées en Hongrie pour trafic de cellules de fœtus avortés pour des soins de beauté à 25.000 dollars

Huit personnes condamnées en Hongrie pour trafic de cellules de fœtus avortés pour des soins de beauté à 25.000 dollars
 
Huit personnes ont été condamnées par un tribunal de Budapest, en Hongrie, jugées coupables d’association de malfaiteurs en vue de vendre des cellules souches embryonnaires prélevées sur des fœtus avortés. Il y a un marché pour cela en Hongrie : le marché noir où se pressent des clients prêts à verser 25.000 dollars pour un soin de beauté… Sur les neuf personnes arrêtées en juillet dans le cadre de cette enquête, 8 viennent d’être condamnées.
 
Les prévenus répondaient d’utilisation de cellules souches embryonnaires et de tissus fœtaux à des fins commerciales. Ils ont été condamnés à de lourdes peines d’amende ou d’emprisonnement, en fonction de leur degré d’implication dans le trafic.
 
Ils s’en servaient dans une clinique de chirurgie esthétique à Kaposvár dans le sud-ouest de la Hongrie, où des centaines de patients se sont fait injecter les cellules et tissus fœtaux à raison de 25.000 dollars le traitement. Sur les neuf personnes travaillant dans cette clinique, seule une a bénéficié d’une relaxe : la standardiste, faute de preuve de sa connaissance des faits délictueux qui se déroulaient derrière les murs de l’établissement.
 

Trafic de cellules de fœtus humains : la Hongrie condamne, mais l’avortement continue

 
On voit ici le paradoxe européen dans toute sa brutalité : alors que le « droit » à l’avortement est proclamé dans plusieurs pays de l’Union européenne et que l’avortement est légal dans leur quasi totalité, c’est au nom de la protection de la vie dès sa conception affirmée dans une certaine jurisprudence européenne que la condamnation a été prononcée.
 
Ainsi la Cour de justice de l’Union européenne a-t-elle jugé que, dans le contexte de la loi européenne sur les brevets, la vie commence dès l’instant de la conception, ce qui empêche toute utilisation de l’embryon humain à des « fins industrielles ou commerciales ».
 

8 personnes se sont entendues pour utiliser des tissus d’enfants avortés pour des soins de beauté à 25.000 dollars

 
L’Alliance Defending Freedom, intervenant au procès, a souligné que l’utilisation des cellules et des tissus d’enfants à naître viole leur dignité et constitue un « crime inacceptable », dénonçant dans le même mouvement l’atteinte à la vie de ces enfants avortés.
 
Le tribunal hongrois a suivi ces considérations en sanctionnant l’utilisation des embryons en vue de traitements esthétiques.
 
C’est un peu de justice pour les victimes du génocide silencieux – mais l’injustice majeure, la légalité de l’avortement et le massacre des innocents, à laquelle se joint dans de nombreux pays l’utilisation des embryons humains à des fins de recherche, reste entière.
 

Anne Dolhein