On dirait du Garcimore, cet illusionniste qui manquait ses tours et s’en tirait par un « Pas mal » accompagné d’un sourire. Mais lui, c’était volontaire. Pas Lecornu. Son projet de budget est une catastrophe nappée d’illusions. Par exemple, si la dépense publique baisse, en apparence, de 0,2 point de PIB (de 57,1 % à 56,9) grâce au tour de passe-passe de transferts de charges, les prélèvements augmentent (de 43,9 % à 44,2), ce qui réduit à néant la promesse de ne pas augmenter les impôts. Et surtout la dette croît de plus de deux points : elle passe de 119,3 % en 2026 à 121,7 en 2027. Avec pour toute explication : « Cette hausse est mécanique, elle est la conséquence d’un déficit qui demeure élevé. » Chapeau Lecornu ! Et l’eau mouille ! Ici éclate dans sa nudité la nullité du gouvernement : la dette est énorme, nous n’arrivons pas, malgré les artifices comptables et une surpression fiscale continue, à réduire le déficit, donc la dette croît. Et les Français souffrent et la France coule. Car, en même temps que croît la dette, les taux d’emprunt montent : dans un mois, dans un an, le service de la dette sera la première dépense de l’Etat, devant l’Education nationale.











