Léon XIV : pour en finir avec l’hiver de la démographie, l’Europe doit promouvoir le printemps de la vraie famille

Léon Europe printemps famille
 

Léon XIV s’est adressé lundi à l’Intergroupe démographie du Parlement européen, ainsi que le commissaire européen chargé de la Méditerranée, le ministre italien de la Famille, de la Natalité et de l’Egalité des chances, et un représentant spécial de l’OSCE dur les questions de changement démographique et de sécurité. Reprenant l’expression du Pape François selon laquelle l’Europe est en train de devenir le « vieux continent » non plus « en raison de son histoire glorieuse mais à cause de son vieillissement », Léon XIV a souligné l’existence de problèmes nombreux et complexes liés à une croissance démographique nulle – « y compris la pandémie de la solitude ».

« Les données démographiques ne sont pas de simples statistiques, mais parlent de paternité, de maternité et d’enfants. Et les enfants sont l’avenir ! », a déclaré Léon XIV, dénonçant « une période de stérilité drastique, non seulement parce que trop de personnes ont été privées du droit de naître, mais aussi parce qu’il y a eu un échec à transmettre les outils matériels et culturels dont les jeunes ont besoin pour affronter l’avenir », fléau qu’il a mis en regard du « rejet de l’inspiration chrétienne des pères fondateurs des institutions de l’UE ».

 

Léon XIV déplore le vieillissement de la démographie en Europe

Quoi qu’on pense de ces derniers, il faut retenir l’essentiel : le rejet de Dieu et le rejet du christianisme ont mené à l’hécatombe de l’avortement, ainsi qu’à la perte des vertus spirituelles nécessaires à la transmission généreuse de la vie. Léon XIV l’exprime ainsi :

« En conséquence, nous sommes souvent confrontés aux revendications contradictoires de politiques prétendument favorables à la famille, qui, simultanément, encouragent la discrimination à l’égard de la maternité, exaltent l’avortement en tant que droit et sapent le fondement même du désir de fonder une famille. »

Appelant à des solutions innovantes, le pape a ajouté :

« Au cœur de ces défis urgents, et à la clef des solutions, se trouvent la dignité fondamentale de toutes les personnes et le rôle de la famille dans la société. Comme nous l’a rappelé saint Jean-Paul II, la famille est “la première et irremplaçable école de la vie sociale” (Familiaris Consortio, 43) et elle est fondée sur le mariage entre un homme et une femme, une réalité qui unit les dimensions personnelle et publique. »

C’est une nette condamnation de la promotion des familles monoparentales, des simples unions civiles ou des unions de couples de même sexe, qu’il ne faut pas assimiler à des familles.

 

La vraie famille, seule réponse à l’hiver démographique

« Ce n’est qu’en respectant et en promouvant cette place centrale de la famille, et en appliquant le principe de subsidiarité, qu’il est possible d’éviter les deux extrêmes que sont l’intervention excessive de l’Etat et l’individualisme », a souligné Léon XIV.

Il s’adressait à une entité et à des personnalités qui ne s’affirment pas chrétiennes, mais a rappelé qu’il faut répondre en s’appuyant sur « les principes immuables » aux questions qui se posent à chaque époque : « Quel est le sens et la valeur de la vie humaine ; qu’est-ce qu’une société humaine authentique ; et quel genre de monde voulons-nous léguer aux générations futures ? »

Et de saluer « la coopération de l’Intergroupe avec la Fédération des associations familiales catholiques d’Europe (FAFCE) et avec la Commission des conférences épiscopales de l’Union européenne (COMECE) ».

« Seul un nouveau printemps pour la famille peut transformer le froid hivernal de nos populations vieillissantes ! », a-t-il conclu.

 

Jeanne Smits