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USA : L’université catholique de Marquette bâillonne l’opposition au « mariage » gay

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Une université catholique est dans le collimateur des Américains conservateurs depuis qu’un professeur de philosophie de l’établissement a mis en garde un étudiant contre des remarques « racistes ou homophobes » pour avoir, de manière privé, contesté que tout le monde soit « en accord » sur la question du « mariage gay ». L’étudiant est resté anonyme ; le professeur, Cheryl Abbate, responsable du cours de « Théorie de l’éthique », a reçu le soutien de la direction de la prestigieuse université jésuite de Marquette, dans l’Arizona, USA.
 
L’étudiant a raconté sa mésaventure au College Fix dans un entretien exclusif par téléphone, expliquant comment l’affaire avait été rendue publique par un professeur de science politique de Marquette, John McAdams, ce qui a permis à la communauté catholique des USA mais aussi aux défenseurs de la liberté d’expression de manifester leur indignation.
 

Tous pour le « mariage » gay aux USA

 
C’est il y a quelques semaines que Cheryl Abbate a expliqué à ses étudiants qu’il n’« est pas nécessaire de discuter » à propos du « mariage » gay, puisque tout le monde l’approuve, à la différence d’autres thèmes de controverse modernes comme l’immigration, les droits civiques et la peine de mort. Après le cours, l’étudiant s’est approché de l’enseignante pour lui demander comment elle pouvait tenir pour rien certains points de vue, en risquant de donner à certains étudiants l’impression qu’ils ne peuvent exprimer leur opinion, ajoutant qu’il est à titre personnel opposé au « mariage » gay.
 
Réponse : des étudiants gays pouvaient se sentir agressés par l’expression de cette opinion, et il n’avait pas le droit de « faire des commentaires homophobes ou des commentaires racistes en classe ».
 

Hurlements à l’université sur l’étudiant bâillonné

 
L’étudiant s’est alors adressé à une personne qui avait sa confiance au sein de l’université qui lui a recommandé d’aller voir la co-doyenne du département des Arts et des sciences ; celle-ci l’a renvoyé vers Nancy Snow, présidente du département de philosophie. Furieuse que le jeune homme refuse de lui donner le nom de cette personne de confiance, elle a hurlé qu’il devait quitter son bureau, affirme-t-il. Elle a fini par le recevoir une deuxième fois et lui a annoncé qu’il pouvait « laisser tomber » la matière enseignée par Abbate. Le jeune homme lui a répondu qu’il était venu la voir parce que cet enseignant ne créait pas un « environnement propice aux études ». C’est alors qu’il se vit répondre que sa « relation » avec Abbate allait être « surveillée » et qu’il ne devait pas parler d’elle « en manquant de respect ».
 
De son côté, l’étudiant indique ne rien vouloir obtenir d’autre que l’assurance pour les étudiants de pouvoir s’exprimer en classe dans les situations comme celle qu’il a vécue, en même temps que Marquette reconnaîtra l’erreur du professeur qui l’a empêché de parler.
 
Une réponse convenue d’un porte-parole de l’université, Brian Dorrington, a indiqué à College Fix que « Marquette informe et engage ses étudiants afin qu’ils aient une vue à 360° des questions sociétales… Le débat et la discussion sont des éléments essentiels de notre environnement intellectuel… Les étudiants ont la possibilité d’explorer des idées, d’exprimer des opinions et de participer aux discussions. »
 

A Marquette, des normes anti-harcèlement pas très catholiques

 
Voire. Fire, un organisme de défense des droits individuels dans le cadre de l’enseignement, renvoie aux documents internes de Marquette contre le harcèlement et les violences sexuels. Ils donnent l’exemple de discussions entre deux étudiantes se disant opposées au « mariage » gay, sans aucune agressivité, mais pouvant être entendus par des tiers. Le jeune homme qui les entend et les dénonce pour harcèlement s’est légitimement senti « offensé » – qu’il soit « gay » ou non – et il a bien agi, explique le cours de conscientisation.
 
Sans surprise, on apprend que les enseignantes de l’université jésuite catholique de Marquette en cause dans cette affaire sont toutes « féministes ».
 
Exemple banal, mais inquiétant du véritable terrorisme intellectuel qui pèse sur la question des droits homosexuels et du « mariage » gay.