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Le risque de retombées négatives du Brexit reste « modeste » pour le Royaume-Uni selon l’agence de notation Moody’s

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Mauvaise nouvelle pour les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne : à l’instar des grandes banques, l’agence de notation Moody’s refuse de dresser un tableau apocalyptique du Brexit. Le risque de retombées négatives est « modeste », a-t-elle annoncé dans un rapport qui vient de paraître.
 
Le titre dit tout : « Royaume-Uni et UE : le Brexit présente des risques modestes et gérables pour les émetteurs exposés ». Autrement dit, le crédit de la Grande-Bretagne ne sera guère affecté. Le rapport assure que le coût économique du départ de l’Union européenne sera à peine plus élevé que les bénéfices potentiels. Pour les partisans de la rupture, c’est un bien faible prix à payer pour recouvrer la souveraineté nationale et le contrôle des frontières.
 

Moody’s se veut rassurant sur le risque de retombées négatives du Brexit

 
Tout au plus l’impact négatif du Brexit pourrait-il conduire à revoir un peu à la baisse la notation « AA1 » de la dette souveraine britannique, mais la situation serait « gérable » et, selon Moody’s, le Royaume-Uni et l’UE travailleraient de concert pour éviter tout dérèglement important.
 
Verrait-on l’Union européenne imposer des barrières tarifaires néfastes pour l’économie britannique ? Moody’s n’en croit rien. Tout au plus y aura-t-il une « incertitude » plus forte qu’aujourd’hui, « qui conduirait à une croissance économique légèrement plus faible du Royaume-Uni sur le moyen terme », affirme un de ses experts du crédit, Collin Ellis. Mais il pense que la plupart des relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seraient préservées, toute barrière d’importance pouvant être dommageable d’un côté comme de l’autre.
 

Le risque du départ de l’UE reste « modeste » pour le Royaume-Uni

 
En somme, le seul risque d’importance perçu par Moody’s est celui lié au « passporting », indique un communiqué de presse de l’agence : cette technique qui permet aux sociétés de fournir des services par-delà leurs frontières. Mais il n’aurait guère d’effet sur le chômage, les taux ou la valeur de l’immobilier.
 

Anne Dolhein