Le Mot : Equipes mobiles d’euthanasie

Mot Equipes mobiles euthanasie
 

Dans la liste de Puppinck publiée avant-hier par Jeanne Smits, l’incroyable amas d’horreurs relevées par le parlementaire catholique dans la loi d’euthanasie, un point, le vingtième, mérite qu’on y revienne, tant le contraste est grand entre le viol manifeste des consciences, d’une violence intolérable, et le vocabulaire euphémique, bénin, administratif, choisi par le législateur. Il s’agit des « équipes mobiles » chargées d’aller porter la « bonne mort » aux résidents des établissements privés même si tout leur personnel refuse l’euthanasie : l’établissement est obligé de leur ouvrir ses portes et de les laisser tuer, sous peine de poursuites, de sanctions administratives et financières. Autrement dit, vous choisissez les Petites Sœurs des Pauvres pour finir votre vie, puis dans un moment de déprime, vous demandez en ligne à un médecin de vous aider à passer, il fait sa tambouille dans son coin, et deux jours plus tard, alors peut-être que vous n’y pensez plus, il arrive avec son équipe mobile vous faire passer ad patres sans que personne ne puisse s’y opposer. Ils sont décidément devenus complètement barjots dans les loges : cette espèce d’hybris sans aucune retenue est certainement un signe des temps.