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Crise dans les hôpitaux britanniques, l’avenir du service de santé (NHS) en question

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Le professeur Sir Bruce Keogh, directeur médical du National Health Service (NHS) britannique a affirmé récemment que l’agence avait besoin d’une « transformation complète ». Il a cependant nié que cette dernière traverse une « crise », ce que de nombreux hôpitaux ont pourtant affirmé ces dernières semaines.
 
Dans un entretien accordé au journal The Guardian, cet officiel du NHS a néanmoins affirmé : « Si le NHS continue à fonctionner comme il le fait aujourd’hui, il aura du mal à survivre parce que les prestations de services que nous assurons actuellement ne sont pas adaptées à l’avenir. »
 

Crise dans les hôpitaux britanniques pendant la période de Noël

 
Keogh avait récemment reconnu que certains services d’urgence avaient subi une « pression considérable » avec 20.000 patients de plus que l’année dernière pendant la période de Noël, précisant qu’il serait « fou » de croire que les choses changeront dans les années à venir.
 
Le manque de lits d’hôpitaux a par exemple poussé 12 hôpitaux du pays à déclarer des « incidents majeurs » pendant cette période, tandis que 3 autres déclaraient des « incidents importants ». Certains patients ont été soignés à même le sol, d’autres transportés dans des camions de pompiers. En décembre, près de 39.000 patients ont été obligés d’attendre plus de 12 heures sur leur brancard avant d’être effectivement admis à l’hôpital…
 

Bruce Keogh refuse le mot « crise » malgré les rapports des hôpitaux

 
Le docteur Clifford Mann, président de l’Université de médecine d’urgence, a regretté que ce manque de lits mette les patients en danger au point que la mortalité a pu augmenter en certains lieux.
 
Une situation inquiétante donc, mais le professeur Bruce Keogh refuse le mot « crise » : « Le mot crise implique que vous ne parvenez pas à faite face à la situation », a-t-il expliqué pour se justifier. Crise ou non, il est le premier à reconnaître que les choses ne peuvent qu’empirer…
 
Sans changement, Keogh reconnaît que le NHS ne sera plus capable d’offrir des prestations suffisantes aux patients : il pose notamment la question de l’avenir des soins gratuits. Un constat partagé par l’un des porte-paroles du ministère britannique de la Santé.
 

Injecter de l’argent ne fera pas revenir les patients dans les hôpitaux du NHS

 
La solution proposée ? Trouver davantage d’argent, évidemment.
 
Il n’est pas sûr cependant que cet argent sans cesse injecté fasse revenir des patients qui ont perdu toute confiance dans le service public. Ils sont déjà plus de 50.000 à aller se faire soigner à l’étranger, prêts à dépenser de grosses sommes malgré la pression fiscale qu’ils sont les premiers à subir.
 
Un échec que les autorités britanniques ne semblent pas disposées à analyser à l’heure où l’Obama Care engage les Etats-Unis dans la même voie.