Le titre de BFM est sans appel : « Malgré le ressenti, la France ne traverse pas une “vague de froid” : elles sont de moins en moins fréquentes avec le changement climatique. » Car, voyez-vous, trois jours de chaleur à 30° en plein été relèvent aujourd’hui d’un épisode caniculaire, mais quinze nuits avec des températures négatives totalement inhabituelles – sur cette durée – dans une région comme la Bretagne ne sont désormais qu’un épiphénomène. Nos sens nous trompent, on nous le dit quasiment franco !
Les psychiatres ont un mot pour ça : le « gaslighting », cette forme de manipulation mentale qui pousse la victime à ne plus croire les évidences, à douter de ses propres perceptions et souvenirs. Il fait -5° et ça dure, vous grelottez, mais le climat devient toujours plus chaud-bouillant… et c’est peut-être même pour cela que neige et glace sont au rendez-vous, les « experts » l’affirment sans sourciller.
En fait (affirme toujours BFMTV), ce que nous percevons aujourd’hui comme des vagues de froid, c’est tout à fait autre chose : « Elles peuvent nous paraître glaciales, car nous nous habituons à des températures de plus en plus élevées. » Il suffisait d’y penser !
Ce réchauffement qui provoque un refroidissement…
De fait, comme l’observe Selwyn Duke pour The New American, dès qu’il fait chaud, c’est la preuve du changement climatique d’origine humaine, si le temps devient changeant, c’est toujours « l’excès de CO2 qui est la cause du bouleversement du climat », et même les épisodes de froid prouvent la théorie. Au passage, il note que personne n’est capable de dire quelle serait la « température idéale » de la planète…
« La dernière théorie selon laquelle le réchauffement entraîne un refroidissement nous vient de scientifiques de l’université de Californie à Riverside (UCR). Publié la semaine dernière par ScienceDaily, l’article s’intitule d’ailleurs “Le réchauffement climatique pourrait déclencher la prochaine période glaciaire” », par le jeu d’une « sur-correction » mise en route par la nature.
Est-ce si fou ? Cela fait plusieurs décennies que des scientifiques annoncent une nouvelle ère glaciaire, imminente qui plus est : les grands magazines n’en faisaient-ils pas leur « une » dans les années 1970 ?
D’après le résumé de l’étude citée, « les scientifiques ont découvert un maillon manquant dans le cycle du carbone terrestre qui pourrait entraîner un réchauffement climatique excessif et provoquer une nouvelle période glaciaire. A mesure que la planète se réchauffe, les eaux de ruissellement riches en nutriments favorisent la prolifération du plancton, qui enfouit d’énormes quantités de carbone dans l’océan. Dans des conditions de faible teneur en oxygène, ce processus peut devenir incontrôlable et refroidir la Terre bien au-delà de son état d’origine ».
Gardons notre sang… froid ; il ne s’agit que d’une modélisation de plus, qui s’intéresse aux traces rocheuses de capture de CO2 qui permettraient de compenser le réchauffement causé par des émissions augmentées ; cette « rétroaction » serait cependant insuffisante à expliquer le froid subséquent dont ce « processus supplémentaire d’amplification centré sur les cycles des nutriments océaniques » serait la cause.
D’autres théories existent, nous en avons parlé.
Un modèle climatique pour les nuls
Le géologue et coauteur de l’étude, Andy Ridgwell, illustre la chose en faisant le parallèle avec une climatisation domestique fonctionnant à plein régime. « En été, vous réglez votre thermostat à environ 25 °C. Lorsque la température extérieure augmente pendant la journée, la climatisation élimine l’excès de chaleur à l’intérieur jusqu’à ce que la température ambiante descende à 25 °C, puis s’arrête. » Mais le système de contrôle climatique de la Terre, sans être défectueux, « peut réagir de manière inégale, comme si le thermostat n’était pas placé à proximité du climatiseur ».
Selon cette théorie, il devrait y avoir à terme un effet de refroidissement pour contrebalancer le réchauffement climatique supposé dans un avenir proche. Mais celui-ci devrait être moins sévère que celui qui a provoqué les anciennes périodes glaciaires, parce que « des niveaux d’oxygène plus élevés réduisent la force de la rétroaction nutritive dans les océans ». C’est comme si, selon Ridgwell, « on plaçait le thermostat plus près du climatiseur ».
Le chercheur affirme que ce phénomène pourrait catalyser la prochaine ère glaciaire, mais dans un avenir trop lointain.
On admire la belle certitude de ce scientifique qui vient justement d’expliquer qu’un facteur primordial est passé sous le radar des modèles climatiques existants, et qui demande qu’on révise toutes les prévisions. Mais comment peut-il croire que d’autres facteurs ne sont pas tapis dans les coins de la réalité, qui justifieront demain un nouveau bouleversement des théories prédictives ?
Réchauffement, refroidissement, il y toujours un modèle climatique à citer
Après tout, c’est avec le même aplomb qu’on annonçait le refroidissement effrayant de la planète en 1975, ou le réchauffement qui va transformer le monde entier en Sahara.
Comme le note Selwyn Duke : « Il existe une multitude de cycles naturels qui influencent la température. Parmi ceux-ci, on peut citer : les cycles de Milankovitch (variations orbitales), les cycles glaciaires-interglaciaires, les événements de Dansgaard-Oeschger, les cycles solaires (cycles des taches solaires), les grands minima solaires, les grandes provinces ignées et les cycles des aérosols volcaniques. Tous ces phénomènes affectent la température, avec ou sans la présence de l’homme, parfois de manière profonde. »
Il rappelle aussi : « Une analyse a révélé que réduire la température mondiale de 3/10e de degré d’ici la fin du siècle, c’est-à-dire retarder le soi-disant “réchauffement climatique” de moins de quatre ans, coûterait 100.000 milliards de dollars. »
Et ajoute que non seulement les modèles informatiques se révèlent souvent fausses, mais que les mesures de la température terrestre ne sont peut-être même pas exactes.
Les pires catastrophes sont ailleurs
Les pires catastrophes que l’humanité a connues au cours des siècles récents ont en revanche bel et bien été d’origine humaine : les révolutions, les guerres mondiales, le communisme génocidaire, les idéologies idolâtres comme le nazisme, le rejet de Dieu et de sa loi qui provoque à la fois des catastrophes au niveau des familles et les phénomènes inédits de suicide démographique. Elles sont d’origine morale ; elles sont en lien avec notre nature corrompue.
Le paradis sur terre n’est pas pour demain : la porte en a été close au début de l’humanité, et par sa faute. La « morale écologique » en détourne notre regard et notre souci, proposant seulement une prétendue solution matérielle à un problème hypothétique alors que l’homme est appelé à une tout autre grandeur, avec la grâce de Dieu.











