La pénurie d’essence se répand en Russie

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Des frappes ukrainiennes sur des raffineries ont multiplié le phénomène des pompes à sec dans au moins 12 régions, selon le Telegraph, avec des files interminables d’automobilistes là où il reste un peu de carburant… ou non, quand on y parvient enfin. Des incidents de violence sont enregistrés à l’occasion.

La nouveauté par rapport à des situations antérieures semblables, c’est que les mécontents ordinaires encourent désormais des amendes, voire l’arrestation, s’ils osent se plaindre de la pénurie.

Ainsi, cette semaine, la police a détenu cinq personnes à Volgograd parce qu’ils avaient lancé un appel vidéo à Aleksandr Bastrykin, président de la commission d’enquête russe, pour se plaindre notamment de ce que les officiels puissent encore y utiliser leur carte à carburant alors que les gens ordinaires n’avaient pas accès à la moindre goutte d’essence.

La situation s’était amélioré un peu dans la mesure où l’Ukraine avait davantage ciblé les sites d’entrepôts de vente par correspondance, et alors que le gouvernement russe a interdit l’exportation d’essence et de diesel jusqu’à janvier prochain, et commencé à acheter du carburant à l’Inde. Mais il a également baissé l’exigence de qualité de raffinage, non sans risque pour les véhicules.

Depuis début août, cependant, les attaques sur les raffineries ont repris, et désormais, des mesures de rationnement sont mises en place.