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Les Philippines accusées d’être la « jolie petite soumise » des Etats-Unis après le lancement de manœuvres en Mer de Chine, où la Chine poursuit son expansion

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Les Philippines sont « la jolie petite soumise » (cute little submissive) des Etats-Unis, a affirmé mardi dernier le journal chinois Global Times très proche du parti communiste en place, dans un article très critique à l’égard les exercices militaires menés conjointement entre Manille et les Etats-Unis dont le lancement avait eu lieu la veille. Les exercices sont perçus comme un avertissement adressés à Pékin qui ne cesse d’avancer ses pions en Mer de Chine, vitale pour toutes les marines.
 

Manœuvres et équipements militaires

 
Le jour même, les Philippines avaient annoncé qu’elles réclameraient rapidement des équipements militaires et des entraînements aux Etats-Unis afin de contrer « l’agressivité » chinoise en Mer de Chine. Ce sera fait sans doute lors du voyage du secrétaire américain aux affaires étrangères à Manille, la semaine prochaine.
 

Les Philippines réclament un plus grand soutien des Etats-Unis pour contrer la Chine

 
Les Philippines espèrent notamment un entraînement de ses hommes sur les tanks amphibies, qu’elles s’apprêtent à acquérir pour la première fois.
 
Les Etats-Unis ont toujours été un allié militaire de taille pour leur ancienne colonie : la Chine s’efforce de ne pas se montrer impressionnée.
 
« De tous les pays impliqués dans les conflits territoriaux en Mer de Chine, les Philippines sont celui qui a le plus de tours dans sa poche, mais pas un seul ne fonctionne » a écrit le Global Times, affirmant que personne ne pouvait croire que la Chine se sente en danger lorsque les autres tentent de « montrer leurs muscles ».
 
Pékin réclame aujourd’hui la souveraineté sur la plus grande partie de la Mer de Chine méridionale, riche en ressources et stratégiquement essentielle, y compris des zones près d’autres nations asiatiques arguant de vagues démarcations apparues sur les cartes chinoises dans les années 1940… Elle s’est emparée des parties disputées de la mer, transformant notamment des îles en bases militaires, contre l’avis de ses voisins. Résultat : les Philippines, le Vietnam, la Malaisie, Bruneï et Taïwan rivalisent de réclamations.
 

Les Philippines inquiètes du développement des constructions chinoises en mer de Chine

 
C’est la raison pour laquelle les Philippines ont encouragé leur vieil allié américain à accroître sa présence dans la région, ce que la Chine dit aujourd’hui trouver aussi risible qu’inefficace.
 

Bébé pleurnichard ou jolie petite soumise ?

 
Ces insultes chinoises ne sont pas les premières : plus tôt cette année, l’agence de presse chinoise Xinhuanet avait déjà comparé les Philippines à un « bébé pleurnichard » alors qu’elles recherchaient un soutien international face aux constructions chinoises. Des efforts que l’agence avait qualifiés de « pathétiques ».
 
Les Etats-Unis, comme à leur habitude, ont dénoncé le comportement chinois : « Je pense que la Chine est responsable de la montée des tensions et des provocations dans le sud de la Mer de Chine », a déclaré l’Amiral Harry Harris, commandant de la flotte américaine dans le Pacifique.
 
Dans une interview accordée à l’AFP la semaine dernière, le président philippin Benigno Aquino avait affirmé que le monde entier devrait se méfier des actions chinoises en mer de Chine, affirmant qu’elles pourraient mener à un conflit militaire.
 
La Chine a répondu qu’elle n’avait pas à se justifier des activités menées sur son territoire.
 

Béatrice Romée