La France, championne toutes catégories des fuites de données officielles et sensibles ? En fait, il semblerait qu’elle soit plutôt en seconde position, ce qui est déjà catastrophique. Après le vol de données fiscales concernant près de 700 000 contribuables, la DGFiP a reconnu de nouvelles intrusions visant notamment les données cadastrales et celles relatives aux successions vacantes. ZeroBytes, le groupe de pirates responsable des vols se vante de ses exploits et annonce que certaines données ont déjà été vendues sur le dark web.
ZeroBytes revendique désormais aussi le piratage de l’Éducation nationale portant sur des données de ces vingt dernières années. Le vol a visé des professeurs, des parents et des élèves, et comporte notamment des informations scolaires récentes.
Les pouvoirs publics aiment bien recueillir et stocker des données sur leurs administrés. Leur protection, c’est une autre histoire. Et comme toujours, les responsables de cette vulnérabilité organisée ne sont jamais identifiés. Quant à l’indemnisation des victimes, on n’y pense même pas.
Si seulement on pouvait en tirer les conséquences qui s’imposent : les grands logiciels utilisés par l’État sont rarement au point, mais ce n’est pas cela qui empêche d’en mettre toujours en place de nouveaux. Un vivier toujours plus fourni pour les hackers…











