Il pleut beaucoup en Angleterre, mais il n’empêche que les responsables et les entreprises de l’énergie du Royaume-Uni sont en train de s’organiser pour éviter que le réseau électrique ne soit complètement débordé par l’énergie photovoltaïque cet été. Le National Energy System Operator (NESO) a reconnu qu’il va devoir utiliser plus de moyens et davantage d’outils, plus souvent, pour assurer la stabilité des réseaux. Par beau temps, on envisage même de payer les foyers et les usines pour consommer le surplus d’énergie.
Cette situation se présente quand la demande est faible ou lors d’une forte production d’énergie solaire en raison d’une météo favorable. Tout cela rend la gestion du réseau plus difficile car les renouvelables ne se gèrent pas avec la facilité d’une centrale classique. Or, si leur production n’est pas contrebalancée, le risque de panne devient important. Il n’y a pas beaucoup de solutions alors : soit demander à de grosses centrales de se mettre à l’arrêt, ou bien payer le consommateur afin que la demande augmente. Or le consommateur britannique a lui-même cherché à réduire ses coûts d’énergie domestique en installant des panneaux solaires, ce qui fait encore décroître la demande sur le réseau national.
C’est le long week-end de fin mai, ce qui fait craindre que la demande soit au plus bas. Les experts s’attendent à une demande de 11 GW cette année, contre 12,8 GW à la même époque en 2025. Alors même que la génération passive d’électricité éolienne et photovoltaïque pourrait atteindre entre 18 et 19 GW au même moment, un déséquilibre se crée. Cette situation fait penser à la scène catastrophique qui s’est passée lors de la panne géante d’électricité dans la péninsule ibérique l’an dernier.











