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La Russie en récession à l’horizon 2015 ?

Russie Récession 2015
 
L’économie russe pourrait se contracter de 4% en 2015, notamment si les cours du pétrole brut se maintiennent à leur niveau actuel, c’est-à-dire autour de soixante dollars le baril, a déclaré vendredi le ministre russe des Finances Anton Silouanov. Techniquement donc, la récession se pointe à l’horizon. Et les Européens, qui ont de nombreuses raisons politiques (et autres) de ne pas apprécier Vladimir Poutine, se font l’écho à satiété de ces propos, ou de semblables tenus ces dernières semaines, comme si leur affirmation et leur répétition pouvaient suffire à relativiser nos propres difficultés.
 
Le ministre a précisé que le déficit budgétaire se situera au-delà de 3% l’an prochain si les prix du pétrole ne remontent effectivement pas. Ce qui est tout de même moins gênant pour Moscou que pour nous (qui sommes bien au-delà), puisque le Kremlin n’a pas à en rendre compte à Bruxelles…
 

Récession à l’horizon ?

 
Pour sa part, le ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev a déclaré qu’il prévoyait une inflation de 10% à la fin de 2015, du fait de la crise du rouble : « La prévision d’inflation est haute, rude ; nous prévoyons un taux de 10% à la fin de l’année [2015]. »
 
Il convient de noter cependant que la monnaie russe a gagné 2,66% ces derniers jours, repassant à 53,95 roubles pour un dollar. Ce léger frémissement est la conséquence de plusieurs mesures gouvernementales, et surtout, d’un relèvement spectaculaire des taux d’intérêt par la Banque Centrale russe.
 
Le ministre des Finances Anton Silouanov pensait néanmoins pouvoir affirmer, à cette occasion, que la crise du rouble était terminée, et espérait donc que tous ces chiffres ne seraient bientôt plus que de mauvais souvenirs.
 

2015 : en Russie sans doute, ailleurs aussi…

 
L’agence de notation Standard & Poor’s a néanmoins annoncé la semaine dernière placer la note souveraine de la Russie sous surveillance avec implication négative. Actuellement notée « BBB- », la Russie pourrait être dès lors dégradée en janvier, et sortir de la catégorie « investissement ».
 
Il convient toutefois, avant d’annoncer la récession effective de la Russie, de voir laquelle des courbes annoncées va effectivement l’emporter. Et ne se croire en bonne santé parce que le voisin va mal.