L’élue Liot Constance de Pélichy, à la tête de députés issus de sept groupes politiques, a présenté une proposition de loi pour autoriser le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies permettant de sélectionner des embryons qui ne présentent pas un risque génétique de fausse couche pour améliorer les chances des fécondations in vitro.
Voilà qui prône une nouvelle dérive dans la loi bioéthique qui, à ce jour, permet très peu de diagnostics préimplantatoires en France. Manière d’assouplir la FIV, qui, en dehors de sa malice principale, la séparation de la fécondation de l’acte sexuel, et de la technicisation qui aboutit à fabriquer des êtres humains en éprouvette, provoque déjà un massacre impressionnant. D’une part, chaque année, sur 88.000 fécondations in vitro effectives, 65.000 n’aboutissent pas à une naissance, d’autre part de la sélection visuelle préalable des « meilleurs » pour l’implantation parmi les nombreux embryons créés lors de chaque procédure, les autres étant mis au rebut.
Quelques conditions sont mises, comme l’âge avancé de la mère ou plusieurs expériences de fausses couches dans le cadre d’une FIV, par exemple. Mais on sait comment fonctionne l’évolution de la transgression en matière de procréation : par petits pas, qui aggravent sans cesse la mainmise de la technique sur le don de la vie.











