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Swissleaks : la mise au pas de la haute finance est internationale et organisée

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C’est la plus importante « fuite » de données bancaires de tous les temps : Swiss Leaks s’inscrit dans une nouvelle course vers la « transparence » dont l’objectif premier semble bien de poursuivre la mise au pas des banques et la traque des « super-riches » que nous observons depuis l’éclatement de la crise en 2008, et la chute de la banque Lehman. Les banques ne seraient-elles donc plus toute-puissantes ? La Haute Finance ne tiendrait-elle plus les ficelles du monde comme il va ? Les pratiques abusives, le prêt fondé sur rien, la prise de risques inouïe et délibérée qui a mené l’économie près du gouffre seraient-elles en voie d’être contrôlées et dominées ?
 
Si c’était le cas, on pourrait se dire qu’enfin le monde retombe sur ces pieds. Mais les choses sont loin d’être aussi simples.
 
Les dernières informations se veulent accablantes pour le système bancaire suisse. Et spécialement pour la filiale suisse de HSBC qui est accusée d’avoir aidé certains de ses clients – riches industriels et personnalités politiques – à cacher des milliards de dollars pour éviter de payer des impôts. Elle aurait également abrité jusqu’à une date récente l’argent de narcotrafiquants et de financiers du terrorisme.
 

Falciani : un homme seul contre la haute finance ?

 
C’est un ancien employé de la banque genevoise, Hervé Falciani, qui a subtilisé entre 2006 et 2008 des données de clients de HSBC Private Bank à Genève, qu’il a donc transmises au Monde et qui ont été passées au crible par une quarantaine de journalistes de tous les pays. 106.000 clients, 200 pays, 100 milliards de dollars, des millions de transactions : c’est une mise en cause globale d’un système qui fonctionnait au plus haut niveau, qui offre l’avantage de porter sur des faits ancien à l’aune d’une histoire accélérée.
 
Aujourd’hui assure-t-on, de tels abus seraient impossibles grâce aux règlements de transparence imposés aux établissements financiers et respectés par eux. Cela dit le scénario des « leaks », ou fuites, semble bien rôdé. S’agit-il vraiment d’hommes seuls ?
 
Nombre de dossiers mis à nu lors de ces recherches d’abus vont aboutir à des procès retentissants : on attend ainsi, dans quelques jours, celui de la fille de Nina Ricci, jugée à Paris pour « fraude fiscale » pour avoir bénéficié de l’hospitalité financière de HSBC. La presse française cite encore Gad Elmaleh, le footballeur Christophe Dugarry, le coiffeur Jacques Dessange, le roi du Maroc, celui de Jordanie…
 
Falciani précise que seule la pointe de l’iceberg a été rendue publique.
 

HSBC et les autorités internationales assurent que la mise au pas est faite

 
HSBC Private Banks assure avoir entamé une « transformation radicale » dès 2008 pour contrer les tentatives de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, en fermant notamment nombre de comptes qui ne répondaient plus aux « standards » de la banque. La banque de papa n’existe-t-elle plus ? On n’imagine cependant pas que l’évasion fiscale et le blanchiment aient pu disparaître avec elle. On songe notamment au shadow-banking, un système financier parallèle qui se soustrait aux règlements et aux exigences de plus en plus stricts imposés par les autorités boursières, et à la puissance des banques centrales qui se placent au-dessus de la souveraineté des Etats.
 
Mais voilà : en 2015, c’est la « moralité » qui domine, et de préférence la moralité de gauche qui passe par une fiscalité de plus en plus confiscatoire. Et cette « moralité » est imposée non par les Etats qui protègent les plus faibles mais au niveau supranational. Il ne faudrait pas la croire distincte de cette autre « moralité » supranationale qui présente l’avortement comme un droit et les pratiques LGBT comme « normales ». Ce sont les différentes facettes d’une même volonté de domination fondée sur le relativisme.
 

Swissleaks : la haute finance n’est plus ce qu’elle était

 
On voit ainsi en France Michel Sapin assurer qu’il sera « intraitable » avec les fraudeurs, en même temps que Pascal Saint-Amans, directeur à l’OCDE et pilote des négociations internationales sur la fraude fiscale, se félicite de la fin du secret bancaire – partout, on dit que ce sont des choses du passé. En 2017-2018, l’« échange automatique » des données au niveau mondial fera qu’il « sera impossible de revenir à ce cas de figure ». Et d’expliquer combien il est heureux que l’on ne soit plus dans ce « monde opaque où l’on n’échangeait pas de renseignements ».
 
Les grands de ce monde, les très riches, les dirigeants des cartels et la haute finance seraient-ils donc moins puissants qu’on ne le croit ? Leur chute actuelle, les dossiers mis en exergue dans la presse du monde entier, la mise au pas de nombreuses banques de très grande envergure – qui n’exclut pas un contrôle toujours plus pesant des petits établissements aux Etats-Unis par exemple, jusqu’à rendre leur activité intenable – montrent qu’il y a plus puissants encore.
 

La gauche, la maçonnerie sont internationales et organisées…

 
C’est la puissance de la gauche, la puissance maçonnique puisqu’on peut l’identifier à travers ses choix, ses préférences idéologiques, les ennemis qu’elle désigne et le discours mondialiste qu’elle tient contre les libertés concrètes, pour la soumission aux besoins de la « Terre Mère »… Il est intéressant de noter que Falciani, après avoir lâché les données confidentielles qui mettent un certain monde sens dessus dessous, est désormais sollicité par le mouvement de gauche Podemos en Espagne. Le mouvement « anti-austérité » espagnol – à l’image de Syriza en Grèce – l’a choisi pour l’aider à rédiger son programme. Hervé Falciani va lui fournir des notes sur la fraude fiscale en vue des élections prévues pour la fin de l’année. Le chef du parti assure même que Falciani s’est « proposé » pour cette tâche.
 
Voilà qui éclaire d’un nouveau jour la mise au pas mondiale, déterminée et tenace, de la finance internationale, et l’agitation gauchiste européenne qui en apparence, s’en prend à la domination de l’Union européenne, mais qui pourrait bien être le symptôme de tout autre chose.