Les taux de la dette française dépassent désormais les 5 % pour les titres obligataires à 7 ou 8 ans et les 4,8 % pour les titres à 10 ans. Parmi les grandes économies « occidentales », seuls les Etats-Unis, la Pologne, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande sont dans une situation plus défavorable. La Suisse, elle, reste en-deça de… 0,7 % à 15 ans, et à 0,6 % à 10 ans. Et même la Grèce n’en est pas au même point.
La France n’affiche certes pas les taux de référence les plus élevés au monde et elle-même a connu pire, notamment au début des années 1990 où ils avoisinaient les 8 ou 9 %, mais l’endettement global était beaucoup moins lourd : celui-ci représentait 15 % du PIB en 1975 et sa proportion ne cesse de croître depuis lors. Mais dans son cas, ces chiffres signalent fortement que non seulement la France est un Etat socialiste, mais que de plus, elle continue de s’enfoncer dans le socialisme. Par les prélèvements et les augmentations d’impôts et de taxe notamment.
A 5 %, le taux de la dette française va la plonger (par choix) dans plus de socialisme
La situation française est d’autant plus grave que son endettement public représentait selon l’INSEE 119,0 % du PIB à la fin du 2e semestre de 2026, à 3.627 milliards d’euros, et elle augmente de 4.833 euros par seconde. On attend 121,7 % en 2027, car la France continue d’emprunter. L’IFRAP observait en début d’année : « En 30 ans, le poids de la dette publique française a doublé, et le déficit public est rarement passé sous la barre des 3 %. L’Agence France Trésor devrait donc émettre pour plus de 530 milliards d’euros de dette à court, moyen et long terme en 2026, plus même qu’en 2020, année de la crise du Covid, pendant laquelle la France avait émis un peu plus de 400 milliards de dette à court, moyen et long terme. »
Quant à la charge de la dette, elle atteindra 91,2 milliards d’euros l’année prochaine pour l’ensemble des administrations publiques, soit une augmentation d’un peu plus de 15 %. Les efforts budgétaires qu’on nous annonce serviront pour un quart à ce seul service de la dette – c’est-à-dire les intérêts –, le premier poste budgétaire de la France.
A 5 %, le taux d’emprunt de la dette devient insupportable. Il s’explique notamment par le fait que la France emprunte déjà trop et s’est développée sur l’endettement. Cet endettement lui-même a notamment, et depuis des décennies, financé l’immigration. C’est ce choix politique dont le coût est régulièrement évalué par des instances ou des auteurs indépendants.
La dette française aggravée par le socialisme et le financement de l’immigration
Il en va ainsi de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie qui prend en compte tous les types d’immigration confondus : régulière, clandestine, droit d’asile, etc. Ce coût, qui comprend notamment les dépenses de santé, les retraites, le chômage, la solidarité dite nationale, l’hébergement, le logement, l’accueil, l’accompagnement, ainsi que les éléments de sécurité et de justice, souligne l’Observatoire, dépasse les 75 milliards d’euros par an, et si l’on tient compte des impôts et des cotisations sociales payées par les immigrés qui travaillent, on arrive à un coût net de 41 milliards par an. Près de la moitié du plus gros budget de l’Etat.
Et c’est ainsi que l’immigration a joué aussi sur le modèle politique français, en imposant une ponction de plus en plus importante des revenus du travail et de la richesse des Français pour financer le choix idéologique de favoriser une politique d’immigration plus que généreuse et, finalement, perdante, pour ne s’en tenir qu’aux aspects financiers.
Il faut ajouter à cela toutes les incitations qui, pour le coup, concernent un éventail de population beaucoup plus large à ne pas travailler, en raison de la générosité du « modèle social » français. Socialisme, là encore, qui passe notamment par la paupérisation des classes moyennes.
La dette pèse sur la richesse des Français et paupérise les classes moyennes
Le salaire médian en France aujourd’hui est de 2.200 €, soit moins du double du SMIC, qui lui-même est abondé par des allocations diverses, telles la prime pour l’emploi ou des allocations logement, dans un contexte de renchérissement tel de ce dernier que le simple fait d’agrandir, de s’établir et d’avoir des enfants devient, pour un très grand nombre, problématique. Tout cela est le résultat d’une redistribution, toujours supportée par le contribuable.
C’est le principe même du socialisme.
Il y aura certes des élections présidentielles l’année prochaine, mais que faire face à des problèmes aussi lourds ? Tout est mis en place pour que le pays soit effectivement bloqué, quel que soit l’élu.
Il y a fort à parier que le Parlement sera divisé en trois, tandis que le gouvernement se heurtera fatalement au mur de la dette. Hélas, pour beaucoup (tout le monde ne s’appelle pas Milei), le remède au socialisme, c’est encore plus de socialisme : plus de dépenses, plus de déficits, plus de charges de la dette… Jusqu’à ce que l’Europe y mette le holà ?
Le taux de la dette française, 5 % à 10 ans, un risque pour la souveraineté
Le creusement de la dette, voie royale vers le socialisme, l’est-il aussi vers le fédéralisme européen ? Ou vers la mise sous tutelle de la France par l’Union européenne ou le FMI ? Tout est désormais possible, et cela s’est fait au moyen d’une politique délibérée en toute connaissance de cause ou, à tout le moins, choisie.
« Plusieurs candidats à l’élection présidentielle souhaitent instaurer une “règle d’or” dans la Constitution pour fixer un déficit maximum à ne pas dépasser lors du vote des lois de finances. Le député et rapporteur général du budget, Philippe Juvin (Droite républicaine), propose quant à lui une règle d’or qui rendrait les parlementaires inéligibles si elle n’était pas respectée à l’horizon 2031 ou 2032 », soulignait lundi La chaîne parlementaire.
« Le déficit, à cette condition (qui s’appliquera aussi aux ministres candidats), disparaîtra vite », commentait Philippe Juvin sur X.
Vu le nombre d’élus concernés et leur objectif de réélection qui passe aussi par la nécessité de convaincre les électeurs, et l’abîme inédit qui se creuse devant la France, on peine à croire qu’une telle règle d’or soit un jour adoptée.











