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Zemmour et l’affaire Hapsatou : le meilleur ennemi du Système

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L’affaire qui vient d’opposer Eric Zemmour à Hapsatou Sy en contient plusieurs. Toutes concourent à faire de Zemmour le meilleur ennemi du Système. Contre. Tout contre.
 
Grâce à Eric Zemmour, Melle Sy s’est fait un prénom : il a regretté qu’elle ne s’appelle pas Corinne, et tout le monde sait maintenant qu’elle s’appelle Hapsatou. Avec le prénom, la demoiselle a gagné en notoriété, et c’était son premier objectif, la première poupée gigogne de l’affaire. Il est établi que la séquence qui a opposé Zemmour et Hapsatou a été coupée au montage de Salut les Terriens par Thierry Ardisson et son équipe. Elle n’était donc pas destinée à être montrée, et nulle polémique n’était donc pensable ni possible. Mais Hapsatou a fait filmer les écrans pendant le filmage par une de ses assistantes, ce qui est strictement interdit, avant de les faire diffuser sur la toile à l’insu de la production pour lancer l’affaire. Elle a donc prémédité le clash d’un côté, et manqué de l’autre à la plus élémentaire déontologie journalistique.
 

Zemmour rappelle la loi de l’assimilation à Hapsatou

 
La séquence litigieuse le confirme d’ailleurs. Alors que Zemmour lui faisait remarquer que la loi, entre Bonaparte et 1993, voulait qu’on choisisse le prénom d’un enfant parmi les saints du calendrier (c’est ainsi, par exemple, que Marine Le Pen a dû s’appeler Marion pour l’état civil), et que sa mère aurait dû se plier à la loi, elle répondit : « Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi blessant. (…) je trouve que ce que vous venez de dire n’est pas une insulte à mon égard, c’est une insulte à la France ».
 
A quoi Zemmour rétorqua : « C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une Histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’Histoire de la France ». On pensera ce qu’on veut de cette réponse de Zemmour, mais on doit relever que la première agression (insulte à la France), vient d’Hapsatou.
 

Hapsatou a organisé l’affaire contre Zemmour

 
La deuxième poupée gigogne, c’est qu’Hapsatou a voulu faire de cette affaire privée (une prise de bec entre deux chroniqueurs coupée au montage) une affaire publique. Et une affaire publique grave, comme en témoignent les paroles dont elle accompagne la diffusion de la séquence volée à l’émission : « Éprouvée par l’incident qui m’oppose à Eric Zemmour, j’ai décidé de diffuser moi-même quelques images quelques (sic) soient les risques. » Quoi qu’il en soit de cette faute de syntaxe, l’enfant de la république a précisé ensuite sur twitter qu’elle était en train de « réfléchir à porter plainte contre M. Zemmour ». Elle a enfin demandé que « Zemmour ne soit plus invité tant qu’il n’aura pas fait ses excuses ».
 

Soutien médiatique et racial à Hapsatou contre le Blanc Zemmour

 
La troisième poupée gigogne, c’est le soutien général des médias (sauf Ardisson qui n’a pas digéré ses manières) à Hapsatou. Et, pas plus surprenant mais plus grave, l’orientation communautaire, ethnique, et pour tout dire raciale de ce soutien. Audrey Pulvar, l’ancienne petite amie d’Arnaud Montebourg a twitté : « Combien de temps les médias français continueront-ils à donner libre antenne au racisme de Zemmour au motif de faire du buzz? » Lilian Thuram, membre des Bleus qui ont gagné la coupe du monde en 1998, a quant à lui lancé : « Si Zemmour était noir, il ne pourrait pas tenir ce genre de discours-là. Une personne noire à la télévision qui tient un discours comme ça sur une personne blanche ne reste pas deux secondes à la télé. » Et il a demandé « aux personnes blanches » de se poser la question : « Est-ce que parfois je ne réfléchis pas comme une personne blanche ? »
 

Zemmmour l’antiraciste républicain en bute au Système

 
La quatrième poupée gigogne est que Zemmour s’est fait accuser de racisme alors qu’il est fondamentalement antiraciste et que les propos qu’il a tenus à Hapsatou le manifestent. Une personne préoccupée par la composition raciale de la France aurait dit : quel que soit le prénom des uns et des autres, la proportion des extra-européens devient trop forte et il convient de les faire remigrer dans leur pays d’origine. Un raciste aurait dit à Hapsatou : tu es noire et cela me gêne. Zemmour lui, en bon républicain anti-raciste, pense et dit que ce qui fait un Français est son adhésion active à une civilisation et un modèle politique. Le prénom est à cet égard un signe et un moyen de l’assimilation. De ce point de vue, qui est strictement historique, il n’a pas tort. Notre confrère Boulevard Voltaire note avec esprit que la diversité de certaines classes multiculturelles a du mal avec la diversité des prénoms de la littérature française et que cela ne facilite pas l’acquisition de la culture française, donc de la francité.
 

Les sottises de Zemmour sont le meilleur allié d’Hapsatou

 
La cinquième poupée gigogne est qu’Eric Zemmour, tant parce qu’il a le sang chaud que parce qu’il aime provoquer, faire le buzz, et vendre ses livres, a le chic, même quand il dit des choses à peu près vraies, de les dire de façon qu’elles causent une controverse. Hapsatou en faisait des tonnes, elle était très agressive dans sa posture de victime vengeresse, en l’accusant d’insulter la France : il a eu tort de reprendre l’expression. Hapsatou est une péronnelle, mais son prénom n’insulte pas la France. Zemmour a dit une couillonnade qui a permis à toute la meute médiatique et à ses relais de s’indigner en boucle. Une pétition contre lui circule, elle a reçu plus de deux cent mille signatures. Des débats sont organisés où des comparses du Système se demandent sur un ton fort grave s’ils doivent ou non se plier aux injonctions d’Hapsatou et de ses copains : faut-il ou ne faut-il pas inviter Zemmour à la télévision ?
 

Zemmour est le meilleur ennemi du système

 
La sixième et dernière poupée gigogne est la plus grosse, donc la plus visible, mais, comme le nez au milieu de la figure, on ne la remarque pas : Zemmour est le meilleur ennemi du Système. Il a ce génie de toujours flirter avec la ligne jaune (ou rouge), de provoquer le tollé de la caste médiatique, de dire en même temps des choses tout à fait sensées qui mettent du baume au cœur des Français trahis par leurs élites, bref, c’est un très bel objet médiatique. Et en même temps qu’il fait le spectacle, il masque les problèmes de fond. Pendant qu’une révolution mondialiste a lieu, qui conjugue avec une adresse diabolique la décadence et l’invasion. Zemmour parle du prénom d’Hapsatou. Comme le disait Coluche, ça ne fait pas avancer le schmilblick d’un millimètre, mais ça défoule les uns et ça habitue les autres à se soumettre à une police de la pensée toujours plus étroite. Je ne dis pas ici que Zemmour joue la comédie, au contraire, il est plein de flamme malgré son côté comédien : il tiendrait mal le rôle que le système lui réserve s’il n’avait de fortes convictions.
 

Pauline Mille