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Une mère de famille manque de mourir en Australie après l’insertion d’un implant contraceptif Mirena

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Shannon Hubbard, 25 ans, trois enfants, a failli mourir au bout de son sang après avoir subi l’insertion d’un implant contraceptif Mirena neuf semaines après la naissance de son troisième enfant. La jeune femme, qui vit à Sunshine Coast dans le Queensland en Australie de l’Est, pensait pouvoir adopter sans risque cette méthode contraceptive de longue durée, elle qui rêvait déjà d’un quatrième enfant avec son compagnon mais qui voulait se donner le temps après l’arrivée de son petit Harrison.
 
Le détail n’est pas anodin : elle avait choisi d’allaiter son nouveau-né – et l’allaitement provoque des contractions utérines.
 
C’est son médecin généraliste qui lui avait proposé d’essayer le Mirena : Shannon Hubbard avait essayé les autres méthodes, et la pilule, notamment, provoquait chez elles des effets secondaires : des sautes d’humeur insupportables. C’est d’ailleurs son médecin généraliste qui lui a posé le stérilet hormonal, moment où elle a senti une très forte douleur, puis rien.
 

Shannon Hubbard, cette jeune mère qui a manqué mourir à cause de l’implant contraceptif Mirena

 
A peine rentrée chez elle Shannon a commencé à éprouver des vertiges et à saigner de manière spectaculaire : emmenée en urgence à l’hôpital, elle a compris que la situation était grave en voyant l’agitation du personnel ; entre-temps, le fauteuil roulant où on l’avait placée était trempé de sang. Et les saignements continuaient, associés à d’importants caillots, alors même qu’on lui avait retiré l’implant le soir même.
 
Le lendemain matin, malgré l’insertion d’un cathéter à ballonnet, Shannon trempait dans le sang jusqu’à la poitrine. Une deuxième opération ne devait pas suffire à faire cesser l’hémorragie : arrivée à ce stade, la jeune femme avait perdu plus de 20 % de son sang et elle était en état d’hypothermie. On plaça un cathéter à ballonnet plus important, toujours sans succès : il fallut finalement opérer et réparer une déchirure importante qu’on décela à ce moment-là, et qui était pour partie liée au fait que Shannon a un utérus rétroversé, mais aussi due au risque supplémentaire « exponentiel » de perforation lié à l’insertion d’un stérilet chez une femme qui allaite.
 

Conte moral en Australie : l’insertion du Mirena peut faire risquer la mort

 
Elle ne devait apprendre qu’après la troisième pose de cathéter trois jours après l’insertion du Mirena, que sa vie était en grave danger ; elle a dû être intubée et on lui a transfusé 7 unités de sang.
 
A la suite de cet accident, Shannon a dû interrompre l’allaitement et on lui a indiqué que toute nouvelle grossesse représenterait également un risque énorme pour sa vie.
 
Voilà qui s’ajoute à la longue liste des effets indésirables – litote – du contraceptif Mirena : LCI a pu titrer un article sur le stérilet hormonal au levonorgestrel : « Une bombe dans l’utérus ». 300.000 femmes y ont recours chaque année en France. Ses effets secondaires multiples sont de mieux en mieux connus : des crises d’angoisse et des sautes d’humeur à la perte de cheveux, la prise de poids, les douleurs aux seins et au dos, l’acné, la tachycardie et la baisse de la vue, sans compter celle de la libido.
 
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a reconnu en novembre dernier avoir reçu plus de 2.700 signalements d’effets indésirables entre le 15 mai le 4 août 2017, mais s’est contentée de dire que la plupart était « déjà connus » (piètre consolation pour celles qui les ont subis) et qu’il faudrait simplement que les femmes en soient mieux informées avant de choisir ce contraceptif. Pas question d’interdire le Mirena pour l’instant, l’ANSM continue d’exercer sa « pharmacovigilance ». Le principe de précaution ne vaut pas quand il s’agit de contrôler la fécondité des femmes.
 

Jeanne Smits