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Viols et pédophilie de masse, projets meurtriers : l’immunité totale des Nations unies et de la Banque mondiale devant la Cour suprême américaine

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Les organismes globalistes tels que les Nations unies ou la Banque mondiale en viennent à revendiquer une totale immunité face à toute loi nationale, étape cruciale dans l’établissement d’une dictature techno-financière planétaire. Déjà, des fonctionnaires de l’ONU et des éléments des « forces de maintien de la paix », soupçonnés de viols sur des dizaines de milliers de femmes ainsi que de pédophilie, plaident leur « immunité diplomatique ». Or de façon scandaleuse, dans un arrêt concernant la Banque mondiale dont les conséquences jurisprudentielles pourraient être considérables, un tribunal américain a jugé que ce type d’institution supranationale ne saurait être soumis à la loi nationale quel que soit le sujet, garantissant ainsi un niveau d’immunité qui va au-delà de celui accordé aux gouvernements et diplomates étrangers. Le gouvernement américain a formé un recours devant la Cour suprême, lui demandant d’inverser l’arrêt. Les juristes estiment que la décision des neuf juges, attendue pour octobre, sera d’une importance capitale.
 

Une filiale de la Banque mondiale poursuivie pour avoir saccagé des ressources naturelles en Inde

 
Le contentieux en question concerne les opérations en Inde de la Société financière internationale (SFI ou IFC en anglais), filiale dédiée au secteur privé de la Banque mondiale, elle-même agence des Nations unies. La SFI est poursuivie par un groupe de pêcheurs et d’agriculteurs de l’Etat du Gujarat pour avoir contribué à saccager les ressources locales en finançant la construction d’une centrale électrique. Le projet est soupçonné d’avoir porté atteinte à des propriétés privées, d’avoir détruit des zones agricoles et halieutiques, et menacé la santé des riverains. Un tribunal fédéral de Washington DC a reconnu l’impact désastreux de l’équipement financé par la filiale de la Banque mondiale. Mais la Cour d’appel de Washington DC, où est situé le siège de la Banque mondiale, a jugé que les poursuites devaient être classées sans suite car l’institution bénéficie selon elle d’une totale immunité par rapport à la loi américaine.
 
Pour l’avocat Peter Gallo, ancien enquêteur pour les Nations unies devenu lanceur d’alerte pour Hear Their Cries (« Ecoutez leurs cris »), organisation basée en Suisse dont l’objet est de protéger les enfants des violeurs employés par l’ONU, l’enjeu est considérable : « Le contentieux sur la Banque mondiale n’est pas la question la plus importante. L’essentiel réside dans le fait de savoir si ces organisations internationales doivent bénéficier d’autant d’immunité, leur permettant de se poser partout au-dessus des lois ». Or un tel privilège « n’est pas prévu par le traité signé à San Francisco en 1945 », texte qui fonde les Nations unies. L’arrêt contesté constitue donc « une dérive accordant aux Nations unies un statut bien au-dessus de celui d’une simple association ou groupement de pays : celui, vraiment supérieur, d’une sorte de gouvernement mondial ».
 

La convention de 1946 des Nations unies ne prévoit pas une immunité qui couvrirait viols ou pédophilie

 
De plus, la Convention des Nations unies de 1946 sur les « privilèges et immunités » n’a jamais prévu un statut qui couvrirait par exemple des viols de masse ou la pédophilie. Dans son article V, section 18, elle prévoit certes que les fonctionnaires de l’ONU sont immunisés de toute poursuite pour leurs propos ou actes dans le cadre de leurs fonctions. Si un membre d’une équipe des Nations unies au Soudan fournit une couverture à une personne que le régime voue à l’errance, il doit en effet être protégé contre toute poursuite par la justice locale parce que sa mission lui impose ce type d’acte. Mais qu’en est-il pour des personnels de l’ONU qui violent femmes et enfants ?
 
Se basant sur des chiffres officiels, Hear Their Cries estime que durant la décennie du mandat du secrétaire général des nations unies Ban Ki-moon (2007-2016), 60.000 femmes et enfants ont été violés ou exploités sexuellement par des personnels de l’ONU. Un récent rapport de la chambre des Communes britanniques estime ce chiffre largement sous-estimé. Et pourtant ! Malgré des milliers de cas documentés, seule une poignée de violeurs pédophiles employés par l’ONU ont été plus ou moins poursuivis. « Et c’est cette organisation qui estime qu’elle devrait bénéficier d’une immunité totale pour continuer ainsi, sans aucune contrainte ? », s’indigne Peter Gallo.
 

Nations unies, Banque mondiale ou FMI ne font face à aucun contre-pouvoir

 
Cette prétention est d’autant plus insupportable que, contrairement aux Etats qui agissent sous la menace de rétorsions d’homologues, les Nations unies, la Banque mondiale ou le FMI ne font face à aucun contre-pouvoir. Ils élargissent leurs compétences en opposition frontale à de nombreux Etats-membres. Quand les Etats-Unis ont essayé de faire pression sur l’ONU pour brider certains de ses complots les plus flagrants, le monstre supranational a répliqué en installant sur leur sol et sans autorisation gouvernementale de très suspects « Bureaux des Droits de l’Homme ». De quoi accréditer l’idée d’une ONU soutien « des entreprises de subversion du gouvernement par l’Etat profond », estime Peter Gallo.
 

Bientôt une décision de la Cour suprême américaine

 
Dans son cas précis, la Banque mondiale plaide sa totale immunité dans tous les cas de figure. Rick Herz, avocat pourtant réputé de gauche, s’est dit « très satisfait » que le gouvernement fédéral ait formé un recours. L’association qu’il défend, EarthRights international, s’est portée partie civile. Or l’arrêt attendu, dit-il, « sera déterminant pour établir si d’innombrables criminels, y compris des violeurs d’enfants abrités sous l’immunité dont bénéficie l’ONU, pourront enfin être jugés ». Par extension, il aura des conséquences considérables sur un large éventail d’autres affaires, des abus sur les Africains au sujet des « droits carbone » aux déplacements meurtriers de plus de 3,5 millions de pauvres imposés par les projets de remembrement soutenus par la Banque mondiale.
 

Matthieu Lenoir