Dans le train de ses grandes réformes sociétales (i.e. destructions morales) Emmanuel Macron a exigé l’euthanasie à marches forcées, mais son premier ministre Lecornu a pu prendre la mesure des divisions que le texte provoque. Il l’a poussé quand même en urgence, accélérant le calendrier pour obtenir le vote définitif le 15 juillet avant les vacances parlementaires et laissant le dernier mot à l’Assemblée. Et en même temps, fait sans précédent, il soumet la loi au Conseil constitutionnel pour vérifier qu’il est conforme à la Constitution et parce qu’il ne répond pas « autant aux aspirations de ses défenseurs qu’aux préoccupations de ceux qui s’inquiètent de sa mise en œuvre ». C’est pourtant l’ordinaire de la démocratie : la minorité se soumet à la majorité. Derrière cette comédie parlementaire, Lecornu se pose aux yeux des partisans de la vie en modéré, leur offrant un soulagement temporaire, tout en laissant le dernier mot au Conseil constitutionnel, ce qui donne de l’autorité à celui-ci aux yeux de ses opposants. Et les habitue à un processus de contrôle abusif des lois par les élites dites républicaines. Un précédent qui pourrait être très utile à la maçonnerie si le RN prenait le pouvoir en 2027.











