La haute assemblée devait examiner la loi euthanasie en troisième lecture le 7 juillet, mais sa commission des affaires sociales a refusé d’examiner le texte, comme son règlement lui en donne le droit. Et s’est adressée au Premier ministre pour qu’il résolve la crise ouverte par l’Assemblée nationale, qui, ces derniers mois, a refusé tout compromis pour imposer aux Français « une procédure parmi les plus permissives au monde », refusant toutes amélioration des critères d’éligibilité à l’euthanasie ainsi que les garanties médicales, notamment sur le caractère libre et éclairé de la volonté du patient. Devant cette « impasse politique », alors que « toutes les tentatives de rapprochement ont échoué, l’exécutif ne peut ignorer l’absence manifeste de consensus parlementaire qui entoure cette réforme ». Le Sénat appelle Lecornu à imiter le Premier ministre britannique confronté à un même problème sur le même sujet et à « interrompre une navette devenue stérile, plutôt que d’utiliser les moyens constitutionnels à sa disposition pour passer en force sur une telle réforme ». La balle est dans le camp du Premier ministre.











