« L’écologie du désastre »

écologie du désastre
 

La page Facebook de la formation politique municipale « J’aime Questembert » s’indigne de la lutte difficile contre un incendie qui a frappé durement des propriétés agricoles de cette commune du Morbihan au cours de la canicule du début du mois de juillet :

« Dans ces moments critiques où la rapidité d’action est essentielle, force est de faire un constat : l’effacement de l’étang de Célac a privé les secours d’une ressource en eau stratégique. La présence de cet étang aurait sans doute permis aux pompiers de venir y puiser de l’eau à proximité immédiate, tout comme cela a été fait avec efficacité par le passé, facilitant ainsi grandement leur travail de ravitaillement. »

L’étang avait été creusé à la main en 1924 et couvrait une superficie de 2 hectares. C’est sous l’effet de la réglementation écologique qu’il a été mis à sec pour devenir une zone humide, mettant fin à un loisir local, la pêche aux gardons, perches et autres carpes, et éliminant un réservoir d’eau bien utile pour les pompiers. Cette fois, ces derniers ont dû aller chercher de l’eau à l’étang privé de l’hippodrome, à 8 kilomètres de l’étang de Célac, pour combattre les flammes.

Un dessin publié par « J’aime Questembert » montre l’édile local proclamant d’un sourire ravi devant les flammes : « Regardez, l’écosystème respire enfin, une grande victoire écologique ! »