Le cardinal Sarah dénonce le genre et l’islamisme

 

Dans une conférence prononcée le 15 juillet au Parlement européen devant les membres du groupe ECR, le cardinal guinéen Robert Sarah a dénoncé l’idéologie du genre et le fondamentalisme islamique, qu’il a qualifiés de « bêtes apocalyptiques » menaçant de détruire la famille et l’humanité, « l’image de Dieu ».

Il reprenait une position qu’il avait déjà tenue en 2015 au Synode sur la famille : « Certains ont jugé cette image excessive. Je continue de croire qu’elle recèle une part de vérité. Se pourrait-il que ces forces, bien que très différentes par leur origine et leur forme, partagent le même prétexte de réécrire l’humanité à leur guise ? L’une au nom d’un prétendu progrès, l’autre au nom d’un prétendu retour à une pureté originelle, niant dans les deux cas la liberté religieuse et la dignité humaine. »

Et il a ajouté : « Lorsque l’Europe construit des “droits” détachés de la vérité sur la personne humaine – l’avortement, que certains voudraient ériger en “droit fondamental”, l’“identité sexuelle” réduite à une pure construction subjective de soi –, la raison elle-même est pervertie : de simple instrument de connaissance de la vérité, elle devient un instrument de pouvoir capable de s’imposer par la force de la loi et de l’argent à ceux qui ne partagent pas ces promesses. »