Ce sont les chiffres qui le suggèrent, les étudiants français ne fichent pas grand-chose et leurs résultats s’en ressentent. Tout le monde est d’accord sauf eux. La Cour des comptes a relevé que seuls 36 % des inscrits obtiennent leur licence en trois ans, et le ministère de l’Enseignement supérieur note que 40,3 % des étudiants entrés en première année en 2020 ont obtenu leur diplôme de licence en quatre ans. En cinq, le taux atteint tout juste 50 %. Certains arguent que la précarité les contraint à travailler et que cela pèse sur les résultats. Mais, hélas, l’excuse ne tient pas : 24 % des 15-24 ans français travaillent en poursuivant des études en France contre 33 % en Suède, 42 % en Allemagne, 55 % au Danemark, 72 % aux Pays-Bas. Alors, de deux choses l’une, ou les étudiants français se la coulent douce, soit ils sont bouchés à l’émeri. A moins qu’il n’y ait une troisième, la plus probable : l’absence de sélection et la distribution générale du bac lancent dans l’enseignement supérieur des gens qui n’ont rien à y faire.











