41 % des Français liés à l’immigration ? Un « phénomène ordinaire »

Français immigration phénomène ordinaire
 

La réalité c’est comme les problèmes, il suffit de la laisser pourrir pour s’en débarrasser. En matière d’immigration, l’arc-en-ciel dispose de pseudo-démographes à cet effet, du type Hervé Le Bras, dont le raisonnement se résume depuis des décennies à ceci : admettre qu’il y ait un grand remplacement des Français entraînerait des conséquences politiques que nous condamnons, donc il n’y a pas de grand remplacement. Aujourd’hui un rapport de l’INED (Institut national des études démographiques) établit que 41 % des Français, soit plus de deux sur cinq, sont liés à l’immigration. Le grand remplacement est donc un fait mesuré par la science démographique. Mais, avec une superbe indifférence, le politiquement correct qui a gagné l’INED estime dans son commentaire qu’il s’agit d’un « phénomène ordinaire ». L’esprit public français est devenu un cadavre que plus rien ne remue.

 

41 % des Français ont un lien direct avec l’immigration

Tout dépend du point de vue que l’on prend. Ce qui intéresse notre confrère RFI dans l’enquête « Trajectoires et Origines 2 » menée par l’INED en 2019-2020 auprès de 27.000 personnes sur les immigrés en France, c’est de savoir « quelles inégalités persistent ». Et, auparavant, de rassurer les populations. Immédiatement après avoir constaté (fait brut) que 41 % de la population a un lien direct, soit par ascendance, soit par alliance, avec des « personnes issues de l’immigration », l’un des directeurs de l’enquête, Matthieu Ichou, donne son interprétation lénifiante : « C’est vraiment la preuve que l’immigration est un phénomène pas du tout marginal, ni même récent, mais plutôt ancien et ordinaire. » Lénifiante et surprenante : en quoi ce chiffre ahurissant, deux Français sur cinq liés à l’immigration, est-il la preuve que « l’immigration est un phénomène plutôt ancien et ordinaire » ? En rien, bien sûr. Toutes les données sur la population française montrent une stabilité remarquable depuis 1.500 ans jusqu’au XXe siècle. Mais, sans remarquer le « saut » logique, notre confrère RFI (cela rime avec LFI) enchaîne : « L’immigration est donc une composante structurelle de la société française. » Dans le monde merveilleux de l’arc-en-ciel, la mesure précise de la réalité sert à renforcer la propagande.

 

Une immigration surdiplômée victime de la République ?

Après cela, le mensonge se déroule tranquillement. Par exemple, 85 % des immigrés sub-sahariens seraient « surdiplômés » à leur arrivée en France ! Ce qui fait dire à M. Cris Beauchemin, chercheur à l’INED et co-auteur de l’enquête : « Alors qu’on a souvent dans l’imaginaire collectif une représentation de personnes immigrées qui ne sont pas ou peu instruites, quand on regarde la proportion de ceux qui ont au moins une licence, le constat c’est que dans l’ensemble les immigrés sont parfois beaucoup plus diplômés que la population majoritaire. » Là, on se prend à rêver sur les méthodes de l’enquête, et sur la précision des journalistes de RFI : doit-on comprendre que 85 % des immigrés sub-sahariens ont leur licence ? Ou quoi, quand on sait que plus de 90 % d’une classe d’âge d’étudiants en France a son bac ? Mais ne grattons pas trop, l’essentiel est le message : l’immigration nous enrichit.

 

La capacité de déni des élites : un phénomène pas ordinaire

Autre caractéristique de ces populations immigrées : elles sont souvent « confrontées à la précarité ». Sur le plan administratif aussi, ces personnes sont « fragilisées ». Selon l’INED, un immigré sur cinq arrivé après l’âge de 16 ans déclare avoir été à un moment donné de sa vie sans-papiers. Et notre ami Cris Beauchemin nous explique pourquoi : « En réalité, ces parcours administratifs sont assez complexes. La moitié de ces étrangers sont entrés en France de manière régulière et ils ont été “irrégularisés” dans le sens où ils ont perdu à un moment donné le droit de séjour. » Voilà qui est merveilleux. A lire superficiellement, on croirait que ces pauvres gens ont été victimes de ségrégation. En réalité, ces étrangers sont entrés en France avec un visa de tourisme et ont prétendu y rester une fois celui-ci expiré. Voilà ce qu’un chercheur comme il faut estime « irrégularisés ». Hélas, comme le précise Beauchemin, à force de gémir en chœur avec les ONG spécialisées dans l’aide à l’immigration, « certains ont ensuite obtenu la nationalité française ». Ce qui est un phénomène pas ordinaire, mais ancien et systématique, c’est l’appareil de mensonge mis au service de l’invasion par certaines élites.

 

Pauline Mille