Un homme de 28 ans, en état végétatif depuis 2020 à la suite d’une tentative de suicide manquée, sera privé d’hydratation et de nourriture sur ordre de la justice britannique, malgré la mobilisation de ses proches et en particulier de sa mère qui, au cours de cette affaire, a même perdu le droit de lui rendre visite.
Connu sous les initiales FHR, il est quasi totalement paralysé, « très probablement aveugle », et bénéficie d’une assistance respiratoire. Lors d’un jugement rendu le 26 août, le juge McKendrick a décidé que la vie de FHR étant « privée de confort ou de plaisir », avec peu de perspectives d’amélioration, le fait de continuer de l’alimenter le maintiendrait dans une « existence de détresse ». Il n’a tenu aucun compte des objections de ses parents. Ils avaient tous deux témoigné du fait que leur fils pleurait à l’occasion et souriait aussi quand ils lui parlaient. Selon le juge, il ne s’agissait là que de réponses réflexes dénuées de sens.
Le Vincent Lambert du Royaume-Uni a été séquestré par le système de soins
La Cour de protection avait été saisie par la NHS, le système de soins socialisé du Royaume-Uni, qui s’arroge ainsi le droit de vie ou de mort sur ses patients, avec le concours de la justice et en éliminant totalement la volonté de ses proches. FHR est en pratique condamné à mourir de soif, à la manière de Vincent Lambert en France en 2021.
Ces cas deviennent ainsi de plus en plus fréquents, et signent une prise de pouvoir totalitaire sur la vie d’autrui.
Rappelons que de telles décisions sont rendues possibles par la redéfinition des soins ordinaires et des traitements.
Alors que les traitements peuvent être interrompus dans certaines situations s’ils sont inutiles, nocifs pour le patient ou disproportionnés, les soins, eux (à savoir la nourriture, l’hydratation, l’abri, la chaleur, la propreté), sont toujours dus. On a donc redéfini mensongèrement l’hydratation et la nourriture en tant que traitement, et c’est par cette entourloupe de langage qu’on a rendu cette barbarie possible.
Le Royaume-Uni a la même vision des soins que la France
Il y a bien une exception en ce qui concerne la nourriture et l’hydratation : il est licite de les stopper lorsque leur administration devient nocive pour le patient en fonction de son état tout proche de la mort, créant plus de souffrances et n’apportant plus aucun bénéfice d’alimentation.
Il n’en est rien pour ce garçon qui vivait dans une situation de santé stable. Aimé par sa famille, qui estimait le voir faire des progrès, l’ensemble de ses soignants estimait d’ailleurs en mars dernier que ses soins et traitements devaient se poursuivre. Initialement gardé à domicile, le jeune homme a été placé de force dans un centre de soins en 2025 par décision judiciaire. Depuis lors, sa mère n’a plus eu le droit de le voir parce qu’elle avait publié une vidéo en ligne racontant l’histoire de son fils.
C’est dans cet établissement que l’état de santé de FHR s’était dégradé au point d’exiger cinq hospitalisations d’urgence de suite. La famille a toujours réclamé son retour à la maison.
De Vincent Lambert à FHR, une même logique de mort
Lors de l’audience, il y a une semaine, un médecin expert de la réhabilitation neurologique et des désordres prolongés de la conscience, le Dr Judith Allanson, avait attesté que FHR ne souffrait pas et qu’il y avait une chance de le voir récupérer ses fonctions cérébrales. Malgré les sédations qui lui étaient administrées et le rendaient somnolent, elle l’avait vu sourire lorsque son père évoquait son équipe de football préférée, Arsenal.
Sa mère, connue sous les initiales FN, a déclaré à la suite du jugement : « Je ne veux pas prolonger artificiellement la vie de mon fils, mais il est inacceptable de faire advenir sa mort de la manière dont le système l’a fait. Même les meurtriers et les violeurs ne reçoivent pas des sentences de mort de la cour. Aujourd’hui, c’est mon fils qui est ainsi condamné pour le seul crime d’être gravement handicapé. La seule chose que je voulais pour mon gamin était qu’il puisse vivre naturellement et mourir naturellement. Le système l’a traité avec une cruauté incroyable ! » Pour elle, il a été séquestré dans l’objectif d’être tué.
Elle identifie bien notre époque, hélas. Aujourd’hui, de plus en plus, c’est l’Etat qui, par le biais de ses systèmes de santé, évalue la qualité de vie. Toutes les lois de fin de vie, d’euthanasie et de suicide assisté à travers le monde finiront par aller dans ce sens.
Au-delà de cette prise de pouvoir totalitaire, il faut souligner combien de telles décisions vont contre la loi naturelle et révélation catholique : elles contreviennent à l’interdit de tuer ; elles sont la négation de la vie en tant que don de Dieu, sur lequel l’homme n’a aucun droit ; elles peuvent empêcher une bonne préparation à la mort au cas où le patient aurait un degré suffisant de conscience ou une chance de voir son état améliorer. Il n’est pas surprenant que les francs-maçons soient à la manœuvre, et s’en vantent, devant de tels basculements de société.











