A peine le nouveau préfet du Dicastère pour les Textes législatifs, Mgr Anthony Randazzo, avait-il mis en garde contre les lectures « excessivement enthousiastes » de la « synodalité », que la commission canonique du synode faisait des propositions de larges réformes pour augmenter les pouvoirs reconnus aux différents conseils dans les diocèses et aux laïcs dans les paroisses. La commission propose ainsi que l’évêque diocésain obtienne le consentement du conseil presbytéral pour supprimer une paroisse ou incardiner un prêtre, ou pour que les laïcs puissent être juges diocésains, sans autorisation de la Conférence épiscopale.
La commission canonique du Synode au service de la « synodalité »
Sur ce dernier point, on pourrait, soit dit en passant, se réjouir de la réduction du rôle de cette dernière, qui trop souvent contredit l’autorité de l’évêque résultant de la succession apostolique.
Le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode, a bien noté qu’il s’agit de modifier les règles canoniques afin de promouvoir une certaine conception de la synodalité. Cela dit, il s’agit de propositions, rien de plus.
Réformer les canons pour parfaire le changement
Parmi celles-ci, il y aurait la possibilité pour l’évêque de pouvoir déléguer l’assistance lors des mariages à des laïcs, hommes ou femmes, ce qui va évidemment bien loin et écarte un pouvoir propre au Saint-Siège. Le rôle des laïcs dans le « discernement » serait aussi renforcé dans des canons bousculant les références à l’infaillibilité du pontife romain et au rôle du collège épiscopal, tandis que les votes consultatifs auraient plus de poids.
Et bien d’autres joyeusetés… Elles seront certainement évaluées lors des assemblées d’étape prévues pour 2027 et 2028. Rien n’est joué, mais l’esprit révolutionnaire va encore pouvoir s’exprimer.











