Jean Luc Mélenchon s’est réjoui à plusieurs reprises de la révolution qu’opère la nouvelle France chère à son cœur, même si, dans les dernières heures, il a été obligé de constater comme tout un chacun certains débordements. Ses collaborateurs participent au mouvement en tenant compte de ce côté sinon ambigu du moins polymorphe. Ainsi le député Louis Boyard, connu depuis quelques années pour ses frasques presque naïves et son air ahuri, aurait joué le rôle d’aiguilleur de la révolution samedi 17 octobre à Paris. Selon une source policière citée par notre confrère l’Opinion, pour qui « on récolte ce que LFI a semé », le député conseillait les manifestants selon leur intention. A ceux qui voulaient rester dans la dignité républicaine, il recommandait le cortège des politiques, et pour l’option casse, il préconisait de rejoindre le petit groupe « là-bas ». Louis Boyard a démenti. C’est parole contre parole. Mais le haut fonctionnaire de police explique la vulnérabilité des mairies et préfectures par une stratégie politique menée à l’échelle nationale : « Le but était de nous attirer en cassant des bagnoles, en mettant le feu pour nous éloigner des lieux de pouvoir et permettre aux émeutiers de les attaquer. A Paris, Marseille, Lille, Grenoble, exactement le même procédé a été utilisé. Une mobilisation ultra-mobile destinée à créer le chaos. »











