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Le passeur de migrants Cédric Herrou, condamné en appel, appelle à la désobéissance civile

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Cédric Herrou à son procès en appel.


 
Alors que l’Etat prétend traquer les passeurs de migrants, il se montre particulièrement clément avec le passeur Cédric Herrou, condamné en appel à seulement 4 mois de prison avec sursis. Le délinquant en a profité pour faire de l’agitation politique et appelle à la désobéissance civile.
 
Selon Rob Wainwright, directeur d’Europol, 90 % des migrants entrĂ©s illĂ©galement en Europe ont utilisĂ© « un service de facilitation Â», entendez, sous ce jargon administratif, l’aide d’un passeur – ou de plusieurs. C’est pourquoi le centre europĂ©en pour la lutte contre le trafic de migrants (EMSC) a dĂ©clarĂ© la guerre aux passeurs pour rĂ©soudre « la migratoire la plus grave crise que connaĂ®t l’Europe depuis la seconde guerre mondiale Â». Et tous les hommes politiques français, y compris le prĂ©sident Macron, communient dans la conviction qu’il faut traquer les passeurs.
 

Distinguer le passeur de migrants noble du passeur ignoble

 
Pourtant BĂ©atrice Huret, l’ex sympathisante FN qui avait aidĂ© un Iranien Ă  passer en Angleterre « par amour Â» a Ă©tĂ© reconnue coupable par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, mais dispensĂ©e de peine. Et CĂ©dric Herrou, ce bobo niçois reconverti dans l’huile d’olive qui aide depuis deux ans les clandestins Ă  passer en France par conviction politique n’a Ă©tĂ© condamnĂ© qu’à trois mille euros d’amende avec sursis le dix fĂ©vrier 2017. Puis, malgrĂ© une rĂ©cidive aggravĂ©e le 24 juillet (arrestation en gare de Cannes avec 156 migrants clandestins), CĂ©dric Herrou vient de n’être condamnĂ©, Ă  nouveau, qu’à quatre mois de prison avec sursis.
 
Cela montre que Bruxelles et les gouvernements sous sa coupe ne luttent pas contre les passeurs mais seulement contre les rĂ©munĂ©rations liĂ©es au trafic. Quand le mobile du passeur est « noble Â», pour reprendre le mot du procureur du premier procès de CĂ©dric Herrou, la justice est clĂ©mente. Et tout est fait pour que l’opinion, pas seulement française, Ă©prouve de la sympathie pour lui. Le New York Times a ainsi publiĂ© en janvier un Ă©ditorial intitulĂ© « French Fraternity and Migrants Â».
 

Un système de pétition en faveur de l’agitateur Cédric Herrou

 
En outre, plusieurs pĂ©titions tournent sur la toile, dont la dernière, lancĂ©e voilĂ  dix jours s’adresse Ă  Emmanuel Macron et son premier ministre, a pour principal argument : « CĂ©dric Herrou est mis en examen pour aider des migrants, par gĂ©nĂ©rositĂ©, par bontĂ© de cĹ“ur. Il n’est pas un malfrat. Il souhaite attirer l’opinion publique sur le sort de ces humains qui arrivent dans notre pays au pĂ©ril de leur vie. (…) Il serait totalement injuste de condamner un Français qui met en application la dĂ©claration des droits de l’homme Â».
 
L’argumentation est simple : la solidaritĂ© humaine et les droits de l’homme doivent l’emporter sur la loi française. Elle a Ă©tĂ© reprise par CĂ©dric Herrou Ă  son entrĂ©e au tribunal oĂą l’attendaient une trentaine de militants : « C’est le rĂ´le d’un citoyen en dĂ©mocratie d’agir quand il y a une dĂ©faillance de l’Etat Â». Singulière conception qui autorise Ă  enfreindre la loi quand on dĂ©crète souverainement la « dĂ©faillance de l’Etat Â». Et qui appelle explicitement Ă  la dĂ©sobĂ©issance civile contre ce qui reste de rĂ©publique en France.
 

Cédric Herrou appelle à la désobéissance civile

 
CĂ©dric Herrou « ne regrette rien Â» et a agi « avec plaisir Â». Il n’a d’ailleurs pas cachĂ© sa volontĂ© de rĂ©cidiver : « Ils n’ont qu’à me mettre en prison, ce sera plus simple (…) je continuerai Ă  me battre dans la prison Â». Pour faire le buzz, il a en mĂŞme temps annoncĂ© son pourvoi en cassation, ce qui prouve que ce modeste agriculteur ne manque pas de moyens.
Pour accentuer, avec l’aide du collectif Les Utopistes en action qui le soutient, son agit prop en faveur de l’invasion des migrants, il a choisi de jouer sur la corde inusable du racisme et d’attaquer sur cette base le malheureux Macron. Sans complexe : « Je suis en colère non pas parce qu’on s’acharne sur moi, mais parce qu’on est en train de perdre les fondamentaux de ce qu’est la France. C’est une politique d’extrĂŞme droite, j’interpelle M. Macron, il faut qu’il se positionne lĂ -dessus Â».
 

Un délinquant récidiviste condamné en appel avec sursis

 
VoilĂ  un langage qui ne manque pas de sel, Ă  dĂ©faut d’huile d’olive. C’est la phrasĂ©ologie de base du militant gauchiste recyclĂ© Ă  la campagne. Un militant qui a la science infuse sur ce que sont « les fondamentaux de la France Â». Et qui appelle naturellement, dans l’intĂ©rĂŞt de la dĂ©mocratie et pour l’honneur de la France, Ă  « lutter contre l’extrĂŞme droite Â». Alors que, il faut tout de mĂŞme rappeler les faits, c’est un dĂ©linquant rĂ©cidiviste qui aide Ă  importer sur le sol français des populations dangereuses Ă  tous Ă©gard, que les statistiques europĂ©ennes dĂ©crivent sans ambiguĂŻtĂ© comme des dĂ©linquants, criminels en puissance, facteurs en tout cas de dĂ©stabilisation.
 

Le passeur de migrants interpelle Macron « raciste Â» ?

 
Mais CĂ©dric Herrou a un joker, qui justifie tant ses dĂ©lits que son appel Ă  la dĂ©sobĂ©issance civile, l’inĂ©vitable et classique antiracisme :
 
« Si l’immigration venait du nord de l’Europe, la justice n’agirait pas comme ça, il y a un racisme d’Etat Â». C’est d’autant plus savoureux que ladite justice fait preuve Ă  son endroit d’une indulgence coupable. Cette indulgence est prĂ©cisĂ©ment le fruit de l’idĂ©ologie antiraciste, laquelle a pour but et pour effet de favoriser l’invasion. Et pour contenu de nier la rĂ©alitĂ© des diffĂ©rences ethniques, culturelles, religieuses, qui rendent Ă  la fois non souhaitable et impossible l’intĂ©gration des migrants clandestins. Cela n’a rien Ă  voir naturellement avec l’arrivĂ©e hypothĂ©tique des Belges, Allemands et NĂ©erlandais de souche, citoyens de l’UE et cousins par l’histoire des Français de souche.
 
Ce qu’il y a de grave, bien sûr, derrière les gesticulations d’un hurluberlu gauchiste, c’est la complicité de tout un système, où justice, presse, et ONG, tiennent chacun son rôle.
 

Pauline Mille