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Vague mondiale de condamnations contre la collecte d’organes humains en Chine communiste

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Toujours très critique du régime communiste chinois et du soutien dont ce régime a toujours bénéficié auprès des « élites » mondialistes américaines, le New American énumérait mercredi les condamnations exprimées récemment aux Etats-Unis et dans le monde à l’égard des pratiques barbares de la République populaire de Chine en matière de collecte d’organes. Car si Pékin ne reconnaît que 10.000 prélèvements d’organes par an en Chine, plusieurs études parlent d’au moins 60.000 prélèvements. La différence entre les deux chiffres concerne, selon les auteurs de ces études, les prélèvements réalisés sur les prisonniers, dissidents politiques, membres de la secte Falun Gong, chrétiens de l’Eglise non officielle, musulmans ouïghours et autres bouddhistes tibétains.
 

La Chine communiste nie en bloc, mais n’apporte pas de réponses crédibles sur le nombre de greffes et l’origine des organes

 
Si le Vatican invite malgré tout les représentants chinois à venir parler de lutte contre le trafic d’organes, et si les dirigeants chinois nient de telles pratiques, les condamnations se multiplient ailleurs dans le monde. Cette année, la Diète japonaise a accueilli plusieurs experts et militants des droits de l’homme venus parler du problème. Au Canada, une commission du Sénat discutant le mois dernier d’un projet de loi pour combattre les trafics d’organes a entendu des témoignages accablants pour la Chine. Parmi ces témoignages, celui de David Kilgour, ancien ministre canadien pour l’Asie-Pacifique qui s’intéresse à la collecte d’organes en Chine depuis des années et qui a publié une étude sur la question l’année dernière avec d’autres experts.
 
Selon Kilgour, avec 60.000 transplantations d’organes par an en Chine, on peut estimer à 150 en moyenne le nombre de personnes tuées chaque jour pour leurs organes. Pour Kilgour, co-auteur du livre Bloody Harvest (Moisson sanglante), les dénégations chinoises s’inscrivent dans la politique de duplicité et de mensonge permanent du régime communiste de Pékin qui « n’a pas de réponses crédibles au travail des chercheurs indépendants qui ont démontré les tueries de masse d’innocents. » En Australie, le parlement de la Nouvelle-Galles du Sud travaille sur un projet de loi pour interdire les voyages médicaux en Chine dans le cadre des procédures de transplantation d’organes. Ce mois-ci, le parlement australien a lui aussi entendu des témoignages sur les abus commis dans ce domaine dans l’Empire du Milieu. En 2013 déjà, la Knesset israélienne avait condamné la collecte d’organes organisée sur les dissidents par les autorités communistes chinoises.
 

Les condamnations se multiplient cette année aux États-Unis

 
Aux Etats-Unis, une résolution approuvée à l’unanimité le mois dernier par le Sénat du Missouri appelle le régime chinois à cesser de tuer ses prisonniers de conscience dans le but de prélever leurs organes. En mars, le parlement de Géorgie condamnait « les meurtres de masse d’Ouïghours, de Tibétains, de certains Chrétiens et des pratiquants du Falun Gong dans le but d’obtenir des organes pour les transplantations ». La résolution faisait aussi remarquer qu’aucune nation ne devrait autoriser ses citoyens à se rendre en Chine pour bénéficier d’une greffe d’organe tant que le régime de Pékin n’aurait pas rétabli la transparence. En février, le parlement de l’Arizona enjoignait le Congrès des Etats-Unis d’interdire aux citoyens américains de se rendre à l’étranger pour obtenir des organes volés sur des victimes d’exécutions et il demandait aux médecins de l’Etat de mettre en garde leurs patients contre ce type de voyages en Chine. En 2016, la Chambre des Représentants des Etats-Unis avait déjà passé une résolution très critique de la collecte forcée d’organes par le régime communiste chinois sur « un grand nombres de pratiquants du Falun Gong et de membres d’autres minorités religieuses et ethniques ».
 

La collecte d’organes sur les condamnés à mort n’est pas condamnée par tout le monde…

 
En France, en revanche, le président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), chargé de rendre un avis au président Macron sur la prochaine révision des lois de bioéthique, voit les choses autrement. Dans un entretien publié en mars par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Jean-François Delfraissy reconnaissait ne pas savoir ce qu’est le bien et le mal, estimant que « il faut relativiser ». A l’appui de cette affirmation sur la nécessité de relativiser, il donnait justement l’exemple de la Chine communiste : « En Chine, il y a une science qui avance, il y a des ruptures vis-à-vis des grands principes qui prévalent chez nous. Par exemple, il y a actuellement plusieurs milliers de transplantations qui sont réalisées à partir d’organes de condamnés à mort ».
 

Olivier Bault