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La convergence entre la science et le socialisme, un « fruit Â» du changement climatique ?

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Eve Ottenberg


 
D’accord, c’est un site de gauche et on ne pouvait pas en attendre autre chose. Lorsqu’une « auteure Â» – Eve Ottenberg – prĂŞche le socialisme sur truth-out.org, c’est dans son ordre des choses. Mais le mĂ©rite de son article intitulĂ© : « Le changement climatique rapproche le socialisme et la science Â» est de dire tout haut ce que les rĂ©chauffistes n’avouent guère Ă  l’intention du quidam – la grande peur des catastrophes climatiques a pour effet de faciliter l’acceptation du socialisme mondialiste. Effet ou cause première ? C’est une autre question ! Celle de la convergence est acquise.
 
Donc, Mme Ottenberg dans sa tribune libre affirme sans dĂ©tour : « Grâce au changement climatique, la science et le socialisme se sont entrelacĂ©s d’une façon inimaginable autrefois. La science apporte la nouvelle selon laquelle, sauf Ă  agir rapidement pour contrĂ´ler le changement climatique, nous habiterons une planète qui se meurt. Le socialisme identifie les causes de cette catastrophe : le modèle de croissance destructeur et chaotique du capitalisme, et il fait la promotion d’un système diffĂ©rent. Â»
 

Imposer le socialisme au nom de la science

 
Sans surprise, la romancière accuse le grand capital – ou plus exactement les « rĂ©actionnaires des grandes sociĂ©tĂ©s et des gouvernements Â» – de soutenir des campagnes de dĂ©sinformation visant Ă  discrĂ©diter la science et Ă  embrouiller le public. Vous l’avez compris, il faut ĂŞtre climato-alarmiste et il faut ĂŞtre socialiste !
 
On est agrĂ©ablement surpris de voir que Mme Ottenberg dĂ©nonce de manière pointue les accusations lancĂ©es par certains contre la « surpopulation Â» mondiale rendue coupable du rĂ©chauffement. Elle n’ignore pas que le Sierra Club a financĂ© l’ignoble Population Bomb de Paul Ehrlich dont toutes les prĂ©dictions les plus dĂ©lirantes se sont rĂ©vĂ©lĂ©es fausses. Ceux qui accusent les hommes d’être la cause du rĂ©chauffement sont Ă  la solde des grandes sociĂ©tĂ©s et du complexe militaro-industriel amĂ©ricain, affirme l’auteur. Ils ont empĂŞchĂ© « l’environnementalisme radical tout en assurant les arrières du grand capital Â», clame Eve Ottenberg.
 

Le changement climatique pour la convergence de l’écologie et du marxisme

 
Mais est-ce la seule rĂ©ponse possible au nĂ©o-malthusianisme ? Si la dĂ©nonciation de ce rejet de l’homme, de la famille, de la fĂ©conditĂ©, des pauvres ne manque pas d’intĂ©rĂŞt, l’idĂ©e qu’il faille revenir Ă  l’idĂ©e d’une « faille mĂ©tabolique Â» entre la sociĂ©tĂ© capitaliste et la nature dĂ©jĂ  thĂ©orisĂ©e par Karl Marx, avec en pratique une interdiction pure et simple des Ă©nergies fossiles et une « participation militante Ă  la grande lutte humaine pour la libĂ©ration Â» verse dans le rĂ©volutionnaire pur et dur. Une lutte des classes nouvelle manière.
 
Sans compter que les anti-populationnistes appliquent eux aussi un socialisme tyrannique, imposant aux nations une politique mondialisĂ©e aux objectifs ouvertement Ă©galitaristes. Encore un effort, s’il-vous-plaĂ®t, Mme Ottenberg ! Et pourquoi pas un peu de luciditĂ© par rapport aux tromperies des rĂ©chauffistes…
 

Anne Dolhein