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Crise paysanne … Où sont les responsables ?


 
Les producteurs de lait perdent 40 euros par 1.000 litres de lait. Ils s’apprêtent à en perdre 60. Les producteurs de porc perdent 20 euros sur chaque animal. Les cours se sont effondrés passant de 1,40 euro à 1,08 euro. Et les prévisions sont plus que pessimistes. Les éleveurs de volailles sont dans le rouge, eux aussi. Depuis deux semaines, les paysans bretons manifestent leur colère mais surtout leur désespoir face à la situation récurrente dont ils sont victimes. Les agriculteurs n’en finissent pas de subir une concurrence déloyale, résultat d’une politique européenne et mondialiste suicidaire. L’ouverture des frontières à tout-va, la volonté de mise en concurrence avec des pays dont les législations sont opposées, ruinent leurs efforts et leurs exploitations. (Voir notre reportage « Suicides dans les campagnes »). Au cours de ces 30 dernières années, le monde paysan français a vu disparaître 300.000 exploitations, et nous ne parlons même pas des emplois indirects.
 

Les responsables de la crise paysanne

 
C’est la Bretagne qui une nouvelle fois a tiré la sonnette d’alarme. Les actions des paysans bretons se sont rapidement étendues à une partie du pays : Normandie (Guilberville Autoroute A84), Charente Maritime notamment. Les agriculteurs, à grands renforts de remorques et de déchets ont bloqué les grands routiers de l’Ouest de la France durant plusieurs jours : Quimper, Brest, Saint Brieuc, Lamballe, Dinan, Saint Malo, Rennes. Pour tenter de calmer leur colère, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué vouloir débloquer une aide d’urgence de 290 millions, toutes productions confondues. Il a annoncé par ailleurs une « année blanche » sur le front des emprunts. Mais ces annonces ne changeront rien à la concurrence mondialiste subie par les paysans.
 

Reportage au cœur du conflit

 
Durant 10 jours, muni de sa caméra, Armel Joubert des Ouches a suivi les paysans dans leur révolte.
 
 
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