Croient-ils vraiment au réchauffement climatique ? Ces maisons neuves qui sont des fours…

Croient vraiment réchauffement climatique
 

Le discours sur le réchauffement a commencé en 1979 s’il faut en croire l’Education nationale. Mais depuis le temps qu’on nous parle de réchauffement climatique, de fonte des glaciers, de la fin de la neige dans nos pays d’Europe, de la chaleur qui monte et du printemps qui avance, et donc de la nécessité de s’adapter au nouvel état de choses, force est de constater que les alarmistes des températures ne croient pas vraiment à ce qu’ils racontent. Pas assez, en tout cas, pour que les industriels de la construction et les concepteurs d’une réglementation du bâtiment tatillonne et encyclopédique imaginent qu’il faille considérer la France comme étant désormais, ou à court terme, un pays chaud.

La preuve : tout est fait pour isoler les maisons, qu’elles soient anciennes ou en voie de construction. On cherche à garder la chaleur et à calculer la performance énergétique en fonction de leur capacité à conserver des calories en hiver. Isolation, double vitrage, nouveau type de chauffage et mise en garde sur les comportements à adopter en période de grand gel avec des valeurs limites de plus en plus basses sur les thermostats pour économiser l’énergie, interdiction de louer des logements trop difficiles à chauffer, le dispositif est digne du cercle polaire.

 

Les nouvelles maisons construites pour le « développement durable » sont comme des fours

Mais quand il fait chaud, comme ce fut le cas ces derniers jours en France, réchauffement climatique ou pas (il y a eu des épisodes similaires par exemple en 1911 et en 1947), on s’aperçoit que ce scénario-là n’existe pas réellement dans la tête de nos gouvernants. Nous avons vu nos boulangers fondre sous l’effet conjugué de leurs fours, des températures nocturnes élevées et de l’absence de possibilités de ventilation de leurs laboratoires installés dans des constructions pourtant modernes. Nous avons vu des employés de magasin en sueur, parce la climatisation n’est déclenchée qu’à partir de 26 degrés – précisément la température où Météo-France affiche une alerte jaune pour température élevée dans cette Bretagne depuis laquelle je vous écris. Avouez pourtant que c’est une température fort agréable et, qui plus est, de saison.

35 ou 40 degrés, c’est une autre histoire. Et autant on est protégé dans une maison mal isolée, mais construite en vieilles pierres avec des murs épais, autant on cuit dans des petites maisons récentes. Ne parlons pas des grandes villes ou de ces open space où il peut faire jusqu’à 37 °C. C’est à croire que les prophètes du climat ne veulent pas seulement qu’on se sacrifie pour Gaïa en renonçant à des climatisations modernes : ce qu’ils veulent, c’est des holocaustes.

Au Royaume-Uni, où la forte chaleur est encore moins habituelle et donc plus difficile à supporter qu’ici, on a un exemple parfait de ce phénomène : le maire musulman de Londres, Sir Sadiq Khan, s’est trouvé sur la sellette alors que les maisons d’un quartier eco-friendly sorti de terre dans le sillage des Jeux Olympiques de 2012 se sont trouvées aussi chaudes que des boîtes à amadou, pour reprendre l’expression de leurs résidents.

 

Des maisons comme des fours où la clim risque d’être interdite

Ces maisons ont été construites selon les exigences du développement durable, et il va falloir y faire d’importants travaux pour rendre le durable supportable. Situé dans le parc olympique Reine Elizabeth, dans l’est de Londres, Chobham Manor compte 880 logements où l’effet de serre a joué à plein, même en faisant fonctionner les ventilateurs aux fenêtres. Le Telegraph raconte comment un jeune couple a dépensé plus de 1.000 £ pour s’installer à l’hôtel climatisé pendant huit jours, car leur petite fille de 10 semaines aurait pu succomber sous l’effet de la chaleur, plus forte à l’intérieur de leur appartement qu’à l’extérieur. L’effet étuve y commence dès qu’il fait entre 20 et 30 degrés. C’est ce que confirme une voisine, contrainte de laisser les portes de son balcon ouvertes depuis le mois d’avril pour tenter d’avoir un peu d’air frais, même sous des températures apparemment clémentes.

Sadiq Khan va donc devoir prendre des mesures, et Chobham Manor va faire l’objet d’une expérience pour y faire descendre le mercure dans les logements. On parle d’ombrage et d’isolation. Mais la climatisation est la bonne dernière sur les mesures envisagées.

Sadiq Khan a mis en place une hiérarchie du rafraîchissement où plusieurs gestes doivent être accomplis avant de pouvoir même envisager le rafraîchissement actif. Certaines mesures vont être un peu difficiles à respecter, comme le choix de l’orientation du bâtiment ou l’utilisation de matériaux capables d’absorber la chaleur, tels que les briques ou les sols en ciment. Il est un peu tard pour s’en apercevoir.

 

Le réchauffement climatique n’est pas pris au sérieux

L’idée des plafonds hauts se tient, mais que faire pour des appartements des étages plus élevés qui, dans Londres, atteignent actuellement entre 35 et 40 degrés à l’intérieur sous le coup d’une canicule et qui sont chauffés par le sol de l’appartement du dessous ? Il faut aussi envisager, paraît-il, des dispositifs d’ombrage. Pas bête : dans le sud, ça s’appelle des volets ou des auvents, et cela se fait depuis des siècles. Curieux que personne n’y ait pensé, en dépit des discours apocalyptiques tous azimuts sur le réchauffement.

Sur le bâti existant, on propose d’utiliser une ventilation passive, telle l’ouverture des fenêtres, avec un effet voisin de zéro quand on n’a pas la chance d’avoir un appartement traversant, voire nul ou pire quand de toute façon, la température extérieure est plus élevée que la température intérieure ou a fortiori que celle du corps. C’est de toute façon inenvisageable pour les gens qui habitent au rez-de-chaussée ou dans des zones bruyantes : sécurité, proximité du trafic et bruit sont autant de raisons qui rendent la solution irréaliste. A l’inverse (j’en connais) il existe des appartements écologiquement durables où il est interdit d’ouvrir les fenêtres pour ne pas compromettre le système de ventilation interne : on y crève de chaud aussi.

Puis vient, sur la liste de Sadiq Khan, la ventilation mécanique, qui revient à brasser l’air, ce qui conduit celui-ci à se réchauffer sous l’effet de l’agitation moléculaire tout en ajoutant un peu de chaleur par le biais du moteur. Pas toujours idéal…

Ce n’est qu’en toute dernière analyse que les habitants de Londres doivent envisager l’air conditionné, et uniquement les options à plus bas rejet de CO2 : c’est la loi de la municipalité. Et quand on vous dit que c’est le dernier ressort, il faut savoir qu’à Londres, certains résidents du nord de la capitale se sont vu récemment intimer l’ordre d’enlever définitivement les climatisations qu’ils avaient installées chez eux, afin de respecter les directives climatiques.

 

Bientôt de nouvelles normes sous prétexte de réchauffement climatique ?

Il n’est pas tout à fait impossible que, dans les mois ou années à venir, une nouvelle fournée de normes de construction ne vienne, au nom du réchauffement, compliquer encore la vie des braves gens avec des injonctions contradictoires de préférence – on n’a pas vraiment confiance dans le fait que les règles administratives correspondent vraiment aux besoins de la population. La canicule aura alors servi à cela. Il faut savoir tirer profit d’une crise, et le moment serait psychologiquement bien choisi. Mais ce sera toujours au détriment de la liberté et du bon sens, face à un avenir qu’on peut lire avec autant de certitude que la dernière des Madame Irma.

 

Jeanne Smits