fbpx

Espionnage des téléphones mobiles par les US Marshals

Espionnage US Marshals Téléphone
 
Les US Marshals ont mis au point un extraordinaire réseau de surveillance qui permet de « harponner » les téléphones cellulaires des citoyens ordinaires et récupérer leurs données. L’objectif ? Récolter les données de suspects en « tamisant » les résultats, mais cela se fait, selon le Wall Street Journal, au détriment de la liberté et de la vie privée de milliers de personnes qui devraient être à l’abri de Big Brother. Ce programme d’espionnage s’ajoute à ceux de la NSA, laissant apparaître un maillage de plus en plus serré de la part des pouvoirs publics.
 
Le Technical Operations Group des Marshals utilise pour ce faire des « dirtboxes » ou « boîtes à saletés » qui sont capables de mimer les signaux des émetteurs cellulaires, mais en plus puissant, afin de forcer les téléphones mobiles d’un secteur de se connecter à elles plutôt qu’au réseau normal. Portées par des Cessna, les boîtes aspirent les données des téléphones, même lorsque ceux-ci ne sont pas en service : leur localisation et leur identifiant.
 

Tous les téléphones, même éteints, victimes de l’espionnage

 
Selon le WSJ, le réseau d’avions commandités par les US Marshals est basé sur cinq grands aéroports et son rayon d’action lui permet de couvrir « la plus grande part de la population américaine ». Il serait en fonctionnement depuis 2007.
 
Selon les sources – anonymes bien sûr – qui s’en sont ouvertes au quotidien newyorkais, ce réseau d’espionnage a déjà permis de capturer des dealers et des assassins. Mais un programme d’une telle ampleur signifie que chaque citoyen est suivi et exposé – même si les autorités assurent qu’ils « se débarrassent » des données inutiles.
 

Les US Marshals se passent des autorisations judiciaires

 
En l’occurrence, le programme permet aux US Marshals de se passer d’obtenir un ordre judiciaire et de s’adresser aux compagnies téléphoniques pour se faire remettre des données sous injonction : ils se servent directement. Nul ne sait si l’opération est autorisée d’une façon ou d’une autre par le juge.
 
Contacté par divers journalistes, le Département de la justice américain a refusé de confirmer ou d’infirmer l’information.