Le Billet : De l’Eure à Nouméa, l’Etat entre civilisation et barbarie

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Il faut revenir sur l’hyper-violence dont l’attaque du fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville dans l’Eure et les émeutes de Nouméa en Nouvelle-Calédonie sont deux manifestations pour aller au-delà du simple problème politique. On a noté la contradiction de l’Etat, des partis et des médias, qui défendent à Nouméa le droit du premier occupant et à Paris celui de la créolisation. C’est aussi un truc psychologique pour que les partisans du maintien de la Nouvelle Calédonie dans la France finissent adeptes du grand mélange en combattant la discrimination positive pro-Kanak. Mais plus profondément c’est une inversion, une préférence anti-française, une préférence anti-blanche, et, au bout du compte un choix moral et historique contre la civilisation catholique et pour la barbarie.

 

Le théâtre politique de l’Etat, de l’Eure à Nouméa

Pour bien percevoir ce qui est en train de se dessiner à une vitesse folle dans le sang et la fureur, il faut prendre de la hauteur et refuser d’entrer dans les faux débats techniques. Ne pas se demander si Darmanin aurait pu faire comme ceci, si Macron n’a pas pris une mauvaise décision, si Jean-Luc Mélenchon n’envoie pas le bouchon un peu loin… Ce serait se laisser prendre au théâtre politique alors que le combat, terrible, gigantesque, se situe sur un autre plan. Ce qui est en cause, c’est la civilisation même. Et il y a un facteur âge, temps, déterminant. Les Français de souche et de formation, qui ont commencé à vivre et à réfléchir voilà plus de cinquante ans, on dira les boomers, ont été habitués, même mécréants ou viveurs, à croire à la loi naturelle gravée au cœur de chacun, que révélait le Décalogue, avec en particulier le commandement de ne pas tuer la vie innocente.

 

Les mille reflets de l’arc-en-ciel de la barbarie

Aujourd’hui se lèvent et se mélangent des populations que rien de tel ne meut ni ne retient, animées par d’autres principes, d’autres coutumes, ici on expose au froid polaire l’enfant non désiré, là on excise, là on se fait sauter dans une foule afin d’atteindre un paradis où vous attendent 70 vierges, le tout cohabitant avec la bénédiction du relativisme maçonnique, pour qui la vie n’est pas un don sans condition mais un matériau qu’il faut gérer. De sorte que l’actualité qui nous choque avec ses images qu’on dirait tirées d’un film policier coréen ou d’une série B d’horreur américaine, est le lieu de l’affrontement entre Barbarie et Civilisation. Cette barbarie n’emprunte pas seulement ses flots de sang et d’adrénaline au Grand Guignol, elle emprunte aussi ses ridicules à Guignol et ses soties à la Nef des fous : l’envers des tueries, ce sont les « fiertés » LGBTQ+, leurs méduses peintes, tatouées, piercées, leurs prêtresses du genre et de l’avortement, les bacchanales du culte de Gaïa qui entraînent en même temps le massacre de notre économie qui plonge le peuple dans la pauvreté. La révolution arc-en-ciel est une barbarie multiple et cohérente.

 

Civilisation chrétienne ou barbarie d’Etat

De même pour la civilisation. Car à la fin se pose une question : pourquoi la barbarie se déverse-t-elle sur nos pays ? Et pourquoi l’averse s’accentue-t-elle, pourquoi les choses empirent et s’accélèrent ? Pour deux raisons qui n’en font qu’une. Parce que la Civilisation, la civilisation que l’Europe blanche a portée et développée, qui s’organisait autour de la loi naturelle avait un nom et une réalité : la Chrétienté. Nous nous en sommes écartés et nous voilà maintenant soumis aux attaques toujours plus violentes de la barbarie. Elles sont terriblement désagréables mais sont aussi l’occasion de retrouver la bonne voie. Seulement, là, il ne faut pas se tromper. A Nouméa comme dans l’Eure, l’Etat maçon a choisi lui, la barbarie contre la civilisation chrétienne. C’est ce qu’il fait toujours : faible devant les banlieues et impitoyable devant les contribuables ou les automobilistes. Avec un sens très sûr de l’inversion, il choisit toujours d’exercer son autorité contre les Français et leur civilisation maternelle. Comme il l’a fait en 1881, en 1901, en 1905, pendant les inventaires, en 1967, etc. Ce qui rend Macron nocif, ce ne sont pas ses erreurs : c’est qu’il est ennemi de notre civilisation, comme la république maçonne l’a été depuis le début.

 

Pauline Mille