Même si les voitures électriques prennent feu plus rarement que les véhicules thermiques, une chose est certaine : éteindre un tel incendie est bien plus difficile en raison de leur batterie lithium-ion. Le coupable, c’est le phénomène de l’« emballement thermique », qui consiste en une réaction en chaîne qui s’accélère, alimentée par les substances chimiques présentes dans leurs cellules.
Aux termes d’une étude de l’UL Research Institutes’ Fire Safety Research Institute géré par une association à but non lucratif dans le Maryland, aux États-Unis, il n’y a pas de manière simple de mettre fin à un tel feu, que l’on utilise des conteneurs submersibles ou des mélanges chimiques, voire d’énormes couvertures mouillées.
Eteindre un feu de voiture électrique, c’est vraiment difficile
18 feux de véhicule expérimentaux ont été lancés puis analysés dans le cadre de la recherche, pour aboutir à une conclusion décevante aux yeux des chercheurs : rien ne vaut le tuyau de pompier en utilisant des milliers de litres d’eau. La solution est loin d’être idéale, c’est plutôt la moins mauvaise, note futurism.com. De fait, dès lors que l’incendie se déclenche, que ce soit en raison d’un excès de chaleur, de perforation ou de surcharge, seule l’eau permet vraiment de contrôler les flammes, sans pouvoir pour autant stopper le processus de combustion lui-même.
D’énormes quantités d’eau qui luttent seulement contre les flammes
Aussi les rédacteurs du rapport précisent-ils que le fait « d’appliquer des quantités copieuses d’eau sur le boîtier de la batterie constitue du gaspillage et n’arrêtera pas l’emballement thermique ». Pire, introduire de l’eau à l’intérieur d’une batterie non concernée par l’incendie pourrait faire augmenter le risque d’ignition de celle-ci…
Futurism.com conclut en rappelant l’incendie d’une Tesla Semi en 2024 à l’issue d’une sortie de route en Californie, à la fin de laquelle la voiture s’était encastrée dans un arbre avant de prendre feu. Le feu avait été combattu au moyen de quelque 190.000 litres d’eau déversés pendant 15heures sur le véhicule pendant que tout accès à la route restait interdit. Cela constitue pour l’heure « le meilleur scénario envisageable ».











