Une Jaune qui méprise les Blancs, ça va : le New York Times invente le racisme pour rire

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Le New York Times vient d’embaucher dans son équipe dirigeante une journaliste d’origine coréenne qui a écrit des tweets d’un racisme anti-blancs carabiné. Mais il paraît qu’il y a méprise, c’était pour rire, pour pasticher le racisme anti-jaune qu’elle aurait subi. Comme elle est de gauche, tout va bien.
 
Sarah Jeong est une spécialiste d’internet et des réseaux sociaux. Elle en manie le langage, paraît-il, avec humour et dextérité. C’est pour cela que le New York Times l’a embauchée dans son « board », ce qui veut dire à peu près son équipe dirigeante, ou du moins son équipe responsable, qui exprime la ligne éditoriale et « éthique », comme on dit, du journal. Elle a rédigé 103.000 tweets depuis 2009. Elle a d’ailleurs écrit sur les grossièretés et « dérapages » du web un livre qui fait autorité dans la gauche morale américaine, « The Internet of Garbage », l’internet des ordures, qui traite de ce qu’on nomme le harcèlement en ligne, la liberté d’expression et ses limites.
 

Une Jaune au racisme anti-blancs décomplexé

 
Or, en fouillant dans le récent passé de la demoiselle sur les réseaux sociaux, comme il est devenu courant de le faire, dans une sorte d’enquête de moralité, on a relevé qu’en 2014 elle avait lâché sur Twitter de jolis chapelets de boules puantes d’un racisme anti-blancs tout à fait décomplexé. Citons quelques perles. « Ces putains de crétins de Blancs marquent internet avec leurs opinions comme des chiens qui pissent sur les bouches d’incendies ». Ou : « Tu ne peux pas savoir, je me rends malade de joie en étant cruelle avec les vieux hommes blancs ». Ou encore : « Puisque les Blancs sont prédisposés génétiquement à cramer plus vite au soleil, ils ne sont donc logiquement bons qu’à vivre sous terre comme des nains rampants. » Ou tout simplement : « Supprimez les Blancs ». Il semble que Sarah Jeong ne méprise pas seulement les Blancs, elle ne peut pas les supporter à cause de leur peau. Amélie Nothomb raconte dans Stupeur et tremblements que les Jaunes trouvent que les Blancs sentent mauvais. Sarah Jeong en précise l’odeur. Les Blancs sentent « le chien mouillé ».
 

La rhétorique alambiquée du New York Times

 
La découverte de ces vieux tweets a un peu ému la toile américaine, le New York Times étant le temple du politiquement correct, connu pour son extrême rigueur dans la lutte contre le racisme. Mais la direction du New York Times a eu une conversation les yeux dans les yeux (« franche ») avec Sarah Jeong et ça s’est bien terminé. Un communiqué de presse a été publié où l’on peut lire en particulier : « Son journalisme et le fait qu’elle soit une jeune Asiatique ont fait d’elle l’objet d’un harcèlement en ligne permanent. Pendant un certain temps, elle a répondu à ce harcèlement en imitant la rhétorique de ses harceleurs ». Bon sang, mais c’est bien sûr ! Il s’agissait de guérir les méchants racistes blancs par le rire, en leur renvoyant leur image.
 

Elle méprise les gens, mais c’est pour rire

 
Evidemment, les gens sont bêtes, et certains ont ri jaune en prenant les tweets de Sarah Jeong au premier degré. Elle en est désolée. « J’étais dans la satire, je regrette profondément d’avoir reproduit le langage de mes harceleurs (…) Je peux comprendre à quel point ces posts tirés de leur contexte sont choquants, et je ne les referais pas. » Le New York Times a été satisfait de ses explications : « Elle regrette, et nous ne condamnons pas ». Tout est bien qui finit bien. Le New York Times admet enfin que certaines déclarations, dans leur contexte, ne sont pas aussi peccamineuses qu’il le prétend d’ordinaire. Il y aurait ainsi un racisme permis, le racisme pour rire jaune.
 

Le racisme à deux vitesses du New York Times

 
Mais il se trouve qu’au mois de février dernier le New York Times a viré de son équipe une certaine Quinn Norton, à qui elle reprochait d’avoir eu des mots discutables sur les Noirs et les gays. Or, ceux de Sarah Jeong ne prêtent pas à discussion : ils sont ouvertement et volontairement racistes, même si l’on nous explique après que c’est pour rire. Il y a donc en l’espèce deux poids, deux mesures, ce qui n’a pas échappé à Stephen Miller, de chez Fox News : « Je me fiche des vieux tweets ineptes de Sarah Jeong, mais c’est le Times lui-même qui a fixé la règle du jeu ». Sous-entendu : et qui ne la respecte pas. Ce qui a fait dire à un certain Wil Chamberlain : « Les Démocrates ont redéfini le racisme précisément pour que des gens comme Sarah Jeong puissent dire des choses racistes et cependant garder leur job au New York Times ». Sarag Jeong s’en moque. Elle a répondu par avance dans un autre de ses tweets : « J’ouvre ma bouche pour saluer poliment un Républicain, mais rien ne sort d’autre de mon visage qu’une cascade sans fin de vomi ».
 

Une petite Jaune qui n’est pas blanche en matière de racisme

 
C’est sans doute de l’humour élégant approprié à la toile ! Quoi qu’il en soit la définition du racisme se précise : quand une Jaune méprise les Blancs, ça va. Quand un Blanc ou une Blanche émet une réserve sur un individu d’une autre couleur, c’est du racisme intolérable. Cela se lit d’ailleurs dans le vocabulaire du New York Times. Le communiqué ne parle pas de Jaune, mais d’Asiatique. Au même moment où l’on insiste bien pour préciser que l’Europe n’est pas blanche mais plurielle, on parle d’Africains pour les Noirs et d’Asiatiques pour les Jaunes, ce qui est un racisme d’appropriation. Historiquement, le nord de l’Afrique est blanc, comme aussi le sud. Et l’Asie de l’Ouest est blanche, comme une partie de la Sibérie comme certaines parties de l’Inde et de l’Insulinde sont peuplées de Noirs.Si Melle Sarah Jeong a sa place au New York Times, c’est que son antiracisme est comme celui du journal, un racisme à l’envers.
 

Pauline Mille