Pulvar et la clim

Pulvar et la clim
 

Quand on a été journaliste vedette, maîtresse de ministre (en l’espèce Montebourg) et qu’on a tenté soi-même de percer en politique, se retrouver adjointe à la mairie de Paris n’est pas la gloire pour Audrey Pulvar, alors elle essaie de faire parler d’elle. Comme elle est chargée des relations internationales, elle s’est adressée aux Américains, et comme la canicule est à la mode, elle a parlé de la clim, débat qui fait couler salive et sueur. Les habitants des Etats-Unis raillant ce débat surprenant pour eux, elle a twitté : « En tant que deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, vous portez une responsabilité importante dans le réchauffement climatique et les conséquences que nous subissons, en France. Vos villes, dont “90 % sont climatisées”, ne sont pas étrangères à cela. » Mme Pulvar est aussi grotesque que ceux dont elle se moque. La pompe à chaleur prend de la chaleur à l’extérieur pour la pomper à l’intérieur du logement, la clim fait l’inverse, leurs effets tendent à s’annuler. Et si Audrey Pulvar a raison de noter que les Etats-Unis sont le deuxième émetteur de gaz à effet de serre, la pompe à chaleur, qui utilise l’électricité, n’a pas d’incidence directe sur ce phénomène. On ajoutera surtout que l’homme ne réchauffe pas son climat. Le seul réchauffement mesuré, avéré, que provoque l’homme, c’est sur son environnement immédiat, dans ces grandes villes qui sont des îlots de chaleur. Planter de la végétation et réduire la taille de la surface bétonnée vaut mieux à cet égard que tout grand discours. Dernier point, étant donné que rien ne prédit un réchauffement durable et important, la climatisation ne s’impose pas dans un pays tempéré océanique comme la France, c’est un investissement déplacé.