LFI, ses alliés et affidés ont préparé, provoqué et entretenu les émeutes qui ravagent la France sous couleur de revendications lycéennes, c’est maintenant un fait établi et documenté, même si Mélenchon s’en défend. Mais ce n’est qu’une partie d’un vaste mouvement international qui promeut la révolution en Europe à travers les jeunes, toutes sortes de jeunes, sous toutes sortes de prétextes et avec toutes sortes de revendications. Une enquête de Fox News avait détecté mi-octobre cinquante organisations à l’œuvre dans la révolution en France, qui ne sont pas toutes françaises. L’incendie de l’usine suisse de LBD par des casseurs sans frontières a confirmé la dimension internationale de la haine anti-police. Et une étude de Tom Goeller, lieutenant-colonel américain, auteur de discrètes missions en Irak, ancien du Washington Times, actuellement journaliste pour Epoch Times, analyse les participants et les soutiens à la grande journée d’action des jeunes d’Europe prévue pour le 20 novembre. L’extrême gauche, les écolos et les pacifistes sont à la manœuvre. C’est l’aile gauche de l’arc-en-ciel.
Le 20 novembre était programmé bien avant nos émeutes
La journée du 20 novembre était programmée bien avant que les émeutes françaises n’éclatent. Dès le 10 août, le site youthstrike.org écrivait : « Une coalition internationale d’organisations étudiantes et de jeunesse a appelé aujourd’hui publiquement à une grève internationale des étudiants et des jeunes le 20 novembre 2026, exhortant les jeunes et les étudiants de toute l’Europe à quitter les écoles et les universités, à faire grève et à manifester. » Le site recense 18 organisations européennes participantes. Des gens de gauche, des écologistes et des opposants à la conscription et à toutes les formes de guerre. Selon les organisateurs, c’est « la plus grande mobilisation étudiante antimilitariste coordonnée en Europe ces dernières années ». L’Allemagne y est en pointe, prenant le relais de la France : les jeunes y ont choisi d’autres prétextes que les lycées, le réarmement, la conscription (le rétablissement du service militaire obligatoire a été institué pour les jeunes Allemands nés après 2008) et, seulement après, les coupes budgétaires dans les aides sociales.
Révolution des jeunes contre le fascisme, la guerre et pour la Palestine
Die Linke, la gauche radicale allemande, est à la manœuvre à travers deux mouvements de jeunes. La première, Die Linke.SDS, entend représenter les « jeunes de gauche », regroupant cinquante groupes universitaires à l’échelle nationale, elle travaille « à l’intérieur et à l’extérieur des universités ». Ses groupes de travail comprennent « Science critique, antifascisme, antimilitarisme et paix, climat et écologie, relations de genre et féminisme ». Les renseignements intérieurs allemands surveillent particulièrement sa branche bavaroise, d’ultra-gauche. L’autre mouvement, la Linksjugend, entend lutter « contre les grandes et petites injustices au quotidien ». Mais ce beau programme le conduit à des actes qui lui valent la surveillance de l’Etat au Bade-Wurtemberg en tant qu’extrémiste de gauche. Avec notamment pour objectif « l’antifascisme, l’antimilitarisme et la solidarité avec la Palestine ». La Jeunesse socialiste des travailleurs allemands (SDAJ) appelle, elle aussi, à la journée du 20 novembre. Ce sont les jeunes du Parti communiste allemand (DKP), surveillés aussi comme extrémistes violents, menant des campagnes contre la république allemande. On peut mentionner dans le même goût le MLPD, parti marxiste-léniniste d’Allemagne, qui compte 2.800 membres fichés par le renseignement.
Les jeunes Allemands en pointe de la révolution arc-en-ciel
Du côté des socialistes et des écolos, on est moins politique et plus féru d’idéologie arc-en-ciel. Les jeunes socialistes de YUNA justifient leur activisme par le covid-19, la guerre en Ukraine et le « génocide à Gaza ». Ils dénoncent le sans-abrisme et la déshumanisation des femmes par les hommes. Sans oublier l’immigration vue à leur manière : « Il est anormal que des jeunes soient tués parce qu’ils sont noirs, et que des dizaines de milliers de personnes fuyant la guerre et les persécutions meurent aux frontières extérieures de l’Europe. Tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être considérés isolément ; ils sont tous enracinés dans un système d’oppression. » Quant aux écolos de « End Fossil: Occupy! », ils font partie du réseau international End Fossil. Anciens du mouvement « Friday for Future » (vendredi pour l’avenir) de Greta Thunberg, ils manifesteront le 20 novembre pour sauver la terre du CO2, en exigeant la fin de l’industrie et l’allègement de la dette des pays du Sud.
La révolution fait passer l’avortement et les LGBT devant les jeunes
Au Royaume-Uni, ce ne sont pas d’abord les jeunes qui rejoignent l’appel du 20 novembre. On trouve ainsi l’organisation britannique pacifiste Stop the War Coalition (StWC), qui affiche sur la page d’accueil de son site des militants en keffieh. De même, l’organisation socialiste féministe ROSA regroupe-t-elle un réseau international de militantes attachées aux « droits reproductifs, contre l’oppression, le sexisme et l’austérité ». Elle défend bien sûr le droit à l’avortement. Elle promeut dans les universités notamment le droit des personnes LGBT+ et lutte contre le capitalisme. Seuls les Socialist Students se préoccupent des questions propres aux jeunes étudiants, frais de scolarité, coupes dans le budget de l’éducation, mais y ajoutent la guerre, le changement climatique, le racisme et le sexisme, et, l’arc-en-ciel ne se divisant pas, le soutien solidaire aux grèves ouvrières.
Le reste de l’Europe traîne un peu les pieds
Enfin, la Suisse, l’Autriche et l’Italie rejoignent la journée du 20 novembre pour la révolution de l’Europe. Le président des jeunes trilingues du parti social-démocrate suisse (JUSO/JS/GISO), Julien Berthod, aurait participé aux manifestations de France pour se faire la main. Mais le mouvement n’enclenche pas vite selon notre confrère Le Temps. Les jeunes d’Autriche sont un peu plus accrocheurs : l’AKS, l’association des étudiants critiques, prépare la journée d’action par des séminaires antifascistes et des ateliers sur les questions LGBTQ+ et la protection du climat. Quant aux Italiens de l’Unione degli Studenti, de LINK et de Rete della Conoscenza (réseau de la connaissance), ils semblent vraiment endormis sous la botte postfasciste de Giorgia Meloni : après avoir déploré que « notre capacité à décider par nous-mêmes de notre mode de vie soit de plus en plus restreinte », ils se bornent à revendiquer « l’accès à une éducation de qualité, des soins de santé publics adéquats et un revenu suffisant ». C’est vraiment le minimum syndical, et ce n’est pas avec ça qu’on fera la révolution en Europe. L’internationale à l’œuvre est donc nettement dirigée par l’Allemagne, suivie de l’Angleterre.











