Dans un entretien accordé à La Nuova Bussola Quotidiana, le cardinal espagnol Antonio Maria Rouco Varela, archevêque émérite de Madrid, a d’abord salué le pape Léon XIV pour sa convocation fréquente des cardinaux, ainsi que pour son discours au Parlement espagnol.
Il a ensuite évoqué la question des synodes, dont il note qu’ils « ont toujours existé » : « Il s’agit d’une tradition qu’il faut perpétuer, sans pour autant changer la nature de l’Eglise. » Il a cependant dénoncé le chemin synodal allemand, qui « touche à des aspects fondamentaux de la foi » et qui, en voulant accorder trop de place aux laïcs, « viole la constitution divine » de l’Eglise. Pour le cardinal, « il y a une chose essentielle à faire : prier. Car trop souvent, nous pensons que les hommes peuvent tout faire, même décider de la vie de l’Eglise. Non, nous ne le pouvons pas ! »
Et au sujet de la liturgie, le cardinal Rouco Varela a appelé à « mettre fin aux abus liturgiques qui contreviennent aux enseignements de Vatican II ». « Il nous faut également faire preuve de compréhension envers ceux qui souhaitent le rite ancien », a-t-il ajouté. Et de louer le motu proprio Summorum Pontificum, « une mesure très complète ».
Il a enfin dit son inquiétude en raison de « la crise de la foi, surtout en Europe », et des menaces pesant sur « l’institution familiale et le droit à la vie », un mépris qui est une « conséquence de l’abandon de Dieu ». Et son optimisme quand il voit par exemple les foules déplacées par les JMJ.











