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A quoi servent l’islam, Weinstein, la pornographie, le féminisme ?
A promouvoir la Révolution !

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Se joue en ce moment une formidable partie dialectique où l’islam, le féminisme, la pornographie, la pruderie, l’anti-trumpisme et la lutte contre le harcèlement sexuel s’opposent et se conjuguent pour promouvoir la Révolution. L’affaire Weinstein en est le détonateur, et elle en annonce d’autres.
 
Il y a un aspect de l’affaire Weinstein que je n’ai pas assez développé, c’est l’utilisation qu’en fait le féminisme. Et d’une manière générale, la question : comment font les stratèges mondialistes pour promouvoir leur Révolution en s’appuyant sur l’actualité qu’ils orientent.
 
Weinstein, rappelons-le une fois encore, était un producteur « progressiste » s’appliquant à promouvoir par le cinéma une vision de la sexualité et de la famille conforme à la révolution mondialiste. Il cotisait aux caisses démocrates, était ami des Clinton, avait participé à des galas contre Trump – tout comme Larry Flint, le magnat de la pornographie, qui vient de promettre dix millions de dollars à qui trouve moyen de faire destituer Trump. Par conséquent, par son métier et son engagement politique, Weinstein était utile à la révolution des mœurs et des esprits.
 

Weinstein prétexte d’une campagne contre le harcèlement sexuel

 
Mais il l’est une deuxième fois comme objet de répulsion offert à la haine et au mépris des citoyens par le biais d’une campagne médiatique orchestré par le féminisme. Il ne suffit pas en effet de souligner, comme reinformation.tv l’a déjà fait, que beaucoup des starlettes qui se posent aujourd’hui en victimes de Weinstein en ont été les complices souriantes, qu’elles ont participé, par le jeu de la distribution-canapé, à ce qu’il faut appeler par son nom, un système de prostitution. Il faut aussi, partant du constat que la campagne de délation d’aujourd’hui ne correspond à nulle réelle nécessité morale, regarder de plus près ses ressorts. En fait, elle est orchestrée par les médias et tend à dénoncer une prétendue « culture de viol » et, plus généralement, le « harcèlement sexuel », comme en témoigne une vidéo devenue virale. C’est une campagne mondiale et mondialiste.
 

Le féminisme confond désir et prédation pour faire la Révolution

 
En d’autres termes, ce ne sont pas les agissements de Weinstein, et d’autres individus analogues, ni le système de corruption en vogue dans les show-biz, système de corruption qui englobe celles qui s’y prêtent et se posent aujourd’hui abusivement en victimes, c’est, à travers le « harcèlement sexuel », les restes abhorrés d’une prétendue société patriarcale et l’oppression masculine qui sont dénoncés. La pornographie et la licence des prédateurs sexuels sert de repoussoir à la pruderie du féminisme pour faire passer sa révolution – en assimilant, grâce au groin de cochon du citoyen Weinstein, toute poursuite amoureuse maladroite à un acte répugnant et condamnable. Car enfin, si on change de contexte, quand un homme tente étourdiment de manifester son désir à une femme qui lui plaît et que celle-ci n’en a pas envie, cela relève d’une simple remise à sa place, avec une claque dans les cas graves, non d’une dénonciation au tribunal révolutionnaire du féminisme. Ce qui est répugnant dans les avances de Weinstein, ce n’est pas qu’il ait tenté d’embrasser telle ou telle starlette, c’était que l’acceptation de celle-ci était la condition sine qua non de la carrière de la donzelle.
 
La preuve du caractère révolutionnaire de la campagne en cours, c’est qu’elle est le fait de femmes et de médias qui ont une vue très « progressiste » des relations sexuelles et de la famille : la campagne visant à susciter dans le public une réaction de pudeur n’est ici qu’une grimace de la Révolution. Comme donateurs et comme effigies du mal, Weinstein et Larry Flint servent donc deux fois la révolution progressiste.
 
Cerise sur le gâteau, l’affaire permet de relancer les accusations contre Trump, ce qui est pain bénit pour Hollywood dont les réseaux pédophiles étaient dans le collimateur de celui-ci.
 
 

Pour l’islam toute représentation du corps est pornographie

 
L’islam se trouve avec l’humanisme dans le même rapport dialectique. Un exemple nous en vient de Londres, dont le métro a interdit l’affichage d’une publicité pour les collants Heist à cause du « caractère ouvertement sexuel » de la photo qui l’illustrait. On y voit une jeune femme en collant qui danse, vue de dos, dos nu. La poitrine n’est pas visible, mais la société qui gère les contrats de publicité dans les transports londoniens a été formelle : « Nous ne pouvons pas afficher de modèle topless ». La marque avait pourtant fait l’effort d’assombrir les hanches pour que la photo ne soit pas plus indécente que celle d’une danseuse en tutu, mais la question n’est pas là : depuis que Saddiq Khan, le maire musulman de Londres a été élu, certaines publicités, qu’on est libre de trouver choquantes mais qui étaient jusqu’alors admises, ne le sont plus. Cela satisfait l’islam bien sûr, mais aussi le féminisme et ses associations. Ainsi en juin 2016 une publicité pour maillots de bains, à cause d’ « images de corps irréalistes ». Ou une campagne de Protein World en 2015, jugée « culpabilisante et source de complexes » parce que le modèle apparaissait trop bien faite et cause un préjudice moral aux laiderons.
 

L’humanisme utilise l’islam pour promouvoir sa Révolution

 
La pruderie de l’islam rigoriste fait ici cause commune avec les revendications du féminisme. Ailleurs, comme un vulgaire Weinstein, l’islam tient le rôle d’un ennemi à chasser. Ainsi les LGBT des Pays Bas ou de France le désignent-ils comme figure de l’obscurantisme, ce qui a fait la fortune d’un Pim Fortuyn ou d’un Geert Wilders à l’extrême droite néerlandaise, ou le ralliement des Chenu, Philippot et quelques autres au Front national. Ainsi aussi, après l’effroyable tuerie du Bataclan, la construction d’un « patriotisme de terrasse » qui vise à opposer à l’islam terroriste les préceptes d’un hédonisme laïque.
 
La chose se retrouve dans tous les domaines. Ainsi par exemple les interdits alimentaires religieux : ils suscitent chez les adversaires de l’islam une opposition saucisson vin rouge restreinte au matérialisme laïque, en même temps qu’ils ouvrent dans un premier temps un marché aux industries de l’agro-alimentaire, et dans un deuxième, via les cantines et le catering aérien, une régression de la viande de porc d’abord, ensuite de toutes les viandes au profit de l’idéologie végétalienne.
 

Les nouvelles datations servent la dialectique mondialiste

 
Une veille attentive permettrait d’établir que la Révolution met à profit cette dialectique pour avancer dans tous les domaines, par un faisceau de petits faits significatifs. En voici un dernier, venu lui aussi du Royaume uni. Les conseils consultatifs permanents pour l’éducation religieuse (SACRE) de Brighton et Hove dans le Sussex de l’Est viennent ainsi de recommander que soient retirés des cours d’éducation religieuse les mentions BC (before Christus, avant Jésus-Christ) et AD (anno domini, année du Seigneur : ère chrétienne), cela afin de ne pas « offenser » les élèves « non chrétiens ».
 
Et plusieurs écoles commencent à mettre ces recommandations en pratique. Certaines utilisent à la place les lettres BCE (before common era) et CE (common era). Le SACRE s’en félicite, car pour lui ces initiales sont devenues « une norme pour les historiens ». Cela n’est pas tout à fait vrai, on voit plus souvent BP (before present – ce qui est tout aussi sot). Mais ce qui est à retenir est que le prétexte de ne pas offenser les « non chrétiens » (i.e. l’islam) est utilisé par les humanistes qui entendent purger la société de toute trace de christianisme. Une indication que le progrès de la Révolution l’emporte sur un prétendu souci de bien vivre ensemble, est que les représentants des communautés juives et musulmanes de Grande Bretagne se sont étonnés de cette décision. Pour s’imposer, l’humanisme maçonnique ici s’appuie sur une revendication qui n’existe pas.
 

Pauline Mille