En s’acharnant sur Alloncle, Yaël Braun-Pivet lui fait de la pub

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L’ombre de Pénélope (Fillon) un instant s’est étendue sur l’Assemblée nationale : en considérant une photo prise par des paparazzi de Charles Alloncle avec son assistante parlementaire lors de leurs loisirs, la présidente Braun-Pivet en a conçu la crainte qu’ils ne soient « ensemble ». Et là ce fut le drame : elle a saisi sans retard le déontologue du Palais-Bourbon, un parlementaire n’ayant pas le droit de choisir pour assistante sa compagne. D’autant que ladite assistante porte un nom à faire rêver : Schéhérazade Khamdani. Le groupe UDI auquel appartient Charles Alloncle assure qu’il n’est « ni marié, ni pacsé, ni en concubinage » avec la belle Schéhérazade. Encore un truc qui fait pschitt, mais qui offre à l’ex-rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public l’occasion de faire de la publicité autour d’une affaire de harcèlement et agression sexuels survenue à FR3. Il a saisi le procureur de Paris pour des faits survenus en 2009 dans l’émission « Ce soir (ou jamais) » et déclenché l’article 40 du code de procédure pénale afin de signaler la manière dont FR3 aurait géré l’affaire. Martin Adjani, le président actuel de l’ARCOM, aurait trempé dans l’affaire en tant que PDG d’une boîte de production (MFP). Alloncle écrit : « Il semble qu’une chaîne hiérarchique qui demeure à établir, consciente des faits reprochés, ait cherché à les couvrir. En sanctionnant le lanceur d’alerte sans interroger les dysfonctionnements ayant donné lieu à ces agressions. » Il semble qu’Adjani ait réglé l’affaire avec un chèque et l’engagement de la plaignante à se taire.