Dans une défense des sacres récents à l’usage des fidèles catholiques ordinaires, la FSSPX cite le grand théologien des XVe et XVIe siècle Cajetan : « Désobéir, même avec obstination, au Souverain Pontife ne constitue pas un schisme. Ce qui constitue un schisme, c’est de ne pas vouloir lui être soumis comme chef de toute l’Église. » Cette doctrine a été reprise depuis par tous les théologiens sans exception. Or la FSSPX reconnaît le pape pour chef de l’Église et lui obéit ordinairement. Faisant ensuite l’historique des sacres sans mandat, la FSSPX montre qu’ils n’ont jamais été considérés comme schismatiques jusqu’à la fin du XXe siècle et que, jusqu’en 1951, ils étaient simplement punis d’une suspense. Quant à la l’obéissance, elle n’est pas un absolu, et la FSSPX rappelle que Paul s’opposa à Pierre pour le bien de l’Église. Enfin, la FSSPX constate, à la lecture du décret qui la condamne, que, même sans les sacres, elle aurait été obligée d’approuver des doctrines inacceptables, et qu’elle est donc fondée à refuser d’obéir à une décision mauvaise du pape. Il faudra y revenir.











