Selon l’IFOP, depuis que Marine Le Pen s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle de 2027, elle a rattrapé en intentions de vote son camarade du RN Jordan Bardella, et elle domine nettement trois autres candidats testés, Edouard Philippe, Gabriel Attal pour le centre macroniste, et Jean-Luc Mélenchon pour l’extrême gauche communautariste. Premier point, 44 % des Français se disent satisfaits de sa déclaration, même si 18 % de ses électeurs de 2022 ne le sont pas. Au premier tour elle recueillerait 36 % des votes devant, selon les scénarios testés, Edouard Philipppe (19 %), Gabriel Attal (15 %), ou Jean-Luc Mélenchon (15 %, jamais mesuré si haut dans un sondage IFOP pour 2027, ce qui confirme sa progression toujours observée au fil des campagnes). Au deuxième tour elle battrait Edouard Philippe (54-46), Gabriel Attal (55-45) et Jean-Luc Mélenchon (70-30). Ce sondage, qui a suivi la méthode ordinaire, doit être assorti d’un avertissement, ce n’est qu’une photographie de l’opinion aujourd’hui : tant d’éléments peuvent jouer en 9 mois qu’il ne peut s’agir d’un pronostic. En particulier, Marine Le Pen est aujourd’hui présumée innocente dans l’affaire des assistants parlementaires du PE puisqu’elle se pourvoit en cassation. Mais le procureur près la Cour de cassation, Remi Heitz, assure que la Cour « fera tout » pour rendre sa décision avant le premier tour, ce qui pourrait avoir une incidence sur les résultats. Les délais de la Cour oscillent ordinairement entre 18 mois et deux ans. Elle les divise ici par deux. Pourquoi une telle hâte ? Pour que Marine Le Pen finisse sa campagne avec un bracelet électronique ?











