Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, a diligenté avec le centriste Laurent Lafon et la socialiste Sylvie Robert une mission sur « les zones grises de l’information ». Quèsaco ? Ce sont les mille messages répandus sur les réseaux sociaux que les gens de son espèce nomment fake news ou « complotistes ». Or, c’est difficile à définir, d’où l’expression « zone grise ». Le sociologue Mathieu Bock-Côté a demandé d’ailleurs à Mme Evren : « Définition, svp » ! Quoi qu’il en soit, elle recommande, au terme de cette mission, une censure tous azimuts. Sans donner la définition demandée. Son argumentation n’en est pas moins intéressante. Elle préconise la censure parce que, dit-elle les fake news et les théories du complot ont totalisé ces cinq dernières années sur X « quinze milliards » de vues. Ce qui justifie la censure, c’est donc le succès populaire de X. La chose est d’autant plus frappante que le chiffre de 15 milliards est tiré d’une étude présentée par le fils de l’ancien président socialiste d’Ile-de-France, étude auto-référenciée, vérifiée par personne, et qui classe, par exemple, le grand remplacement ou le climato-réalisme parmi les « théories du complot ». Le totalitarisme arc-en-ciel tourne en boucle et le bloc central est à son service.











