Les incendies actuels en France sont une catastrophe, pour la forêt, pour ceux qui sont morts et leur famille, pour ceux qui perdent tout ou partie de leurs biens, pour les déplacés. Cette catastrophe, l’anti-exemple du tweet d’un député insoumis le montre, nous invite à réfléchir posément, en évitant ce qui fait peur et divise, à commencer par les mensonges. Et à regarder les chiffres : ils nous apprennent que la meilleure protection pour notre forêt, la forêt du Nord, est l’homme lui-même, même s’il est montré comme l’origine de tous les maux, et même si, c’est vrai, ses erreurs ou méfaits sont une partie du problème.
Agit prop de LFI avec les incendies de forêt
Les actuels incendies de forêt sont l’occasion d’instrumentalisations politiques diverses. Le député LFI Jean-François Coulomme a fait jaser en se demandant si les riches « bourgeois du Cap Ferret » (dont la presqu’île est en feu) ont enfin compris que leur « sort est lié à celui du peuple » et vont enfin casquer pour donner aux pompiers des moyens nécessaires. Mais à part cette saillie qui situe l’homme et son parti, c’est toute la classe politico-médiatique qui profite des incendies : pendant qu’on montre la forêt en flamme, on oublie la dette, l’insécurité, les faillites, l’école, la guerre, la justice, l’immigration. Et l’on se sert du malheur qui frappe deux régions pour accentuer la propagande sur le climat, si nécessaire à la révolution mondialiste arc-en-ciel.
2026, record des incendies de forêt : un gros fake !
Témoin ce titre de Médiapart du 23 juillet (j’ai choisi ce média parce qu’il s’est fait en quelques enquêtes bruyantes une réputation d’indépendance et de recherche de la vérité) : « En France, la saison des feux bat tous les records. » Eh bien c’est un mensonge, un gros mensonge. Médiapart n’a pas recherché la vérité, et, loin d’être indépendant, il reprend la propagande indéfiniment répétée par l’ensemble des médias à la demande des politiciens de l’arc constitutionnel, afin de mieux accréditer le « changement climatique » censément provoqué par l’homme. Médiapart estimait voilà quatre jours à « 46.000 » hectares (460 kilomètres carrés la surface de forêt brûlée par les incendies depuis le premier janvier, « dépassant le précédent record de 2022 », plus que durant toute l’année 2025.
Recul des incendies de forêt depuis 50 ans
Admettons ces données, en craignant qu’elles ne s’accroissent, hélas. Mais, arriverait-on in fine à 150.000 hectares, ce qu’à Dieu ne plaise, ce serait une catastrophe désolante, et un fait extraordinaire depuis des décennies, mais nullement un record. Le mensonge de la propagande climatiste se situe, comme souvent, dans la sélection des données en s’en tenant à une série courte. On cite la chaleur de 2003, pas celle de 1947, 1911 ou 1870. Même chose pour l’incendie : celui des Landes en 1949 a détruit 52.000 hectares et tué 82 personnes. En consultant la carte interactive du site Feuxdeforêt.fr, on s’aperçoit que la surface brûlée était beaucoup plus forte chaque année dans les années 70 qu’aujourd’hui.
La protection des forêts par l’homme fonctionne
Sur ce sujet, Wikipédia écrit : « Une hausse de 18 % de l’indice forêt météo (IFM), qui mesure le risque d’incendie, a été observée entre les périodes 1961-1980 et 1989-2008. Les surfaces brûlées ont toutefois diminué durant la même période, du fait de l’amélioration des techniques de prévention et de lutte contre l’incendie. » Autrement dit, en dépit du réchauffement, la forêt de France est moins ravagée par les incendies qu’avant. Le fait est tellement caractéristique et frappant que l’ensemble de l’appareil d’information refuse systématiquement de le montrer. Sur un histogramme des feux de forêts en France, Wikipédia montre de 1973 à 2025 les surfaces brûlées en zone méditerranéenne française, en décroissance nette, et y superpose, à partir de 2006 seulement, la surface totale des incendies en France, ce qui fait apparaître artificiellement un record en 2022 : on entre dans la malhonnêteté la plus manifeste.
Une forêt sans homme brûle 10 fois plus
Bien que chez nous, d’après les estimations, 90 % des incendies de forêt soient causés par l’homme (malveillance ou accident), la réduction des surfaces détruite montre que la meilleure protection reste l’homme, parce qu’il adapte ses moyens de lutte contre le feu. Il en va de même, on va le voir, là où la forêt est abandonnée à elle-même et où les départs de feu (foudre, principalement) sont majoritairement naturels. Dans la grande forêt boréale qui ceinture le nord de la planète, Alaska, Canada, Scandinavie, Russie, Sibérie. Prenons l’exemple du Canada, dont la forêt boréale occupe 307 millions d’hectares. L’absence de pare feux et de routes dans cette immensité empêche l’homme d’exercer sa protection. En 2023, les incendies ont ravagé 18 millions d’hectares, soit 5,8 % de la surface totale. Si l’on rapportait cette proportion à la surface des forêts métropolitaines que l’IGN estime à 17,5 millions d’hectares, on obtiendrait 1.015.000 hectares. Même si la surface incendiée atteignait cette année cent mille hectares, ce serait proportionnellement dix fois moins qu’au Canada.
Le Sud détruit sa forêt, le Nord en assure la protection
Dernier point qu’il est nécessaire de préciser, tant du point de vue scientifique que du point de vue politique. La forêt dite « pluviale tropicale » occupe une grande place entre l’Equateur et les Tropiques, en Afrique, Asie et Amérique : environ 2 milliards d’hectares, vingt millions de kilomètres carrés. Selon les estimations citées par Wikipédia, entre 1990 et 2020, un peu plus de dix pour cent, 220 millions d’hectares ont disparu. L’incendie n’a été qu’un agent d’une déforestation menée par les gouvernements et les populations. L’homme, là-bas, déforeste pour vivre et se développer. La forêt boréale (15 millions de kilomètres carrés), pourtant plus fragile à cause des sécheresses, n’a pas connu de régression aussi forte ni brutale. Le Sud attaque sa forêt, le Nord assure la protection de la sienne, tant bien que mal.











