Mgr Mutsaerts dénonce les tactiques de la révolution synodale

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Dans une intéressante analyse sur son blog, Mgr Rob Mutsaerts a dénoncé la crise actuelle de l’Eglise, qui n’a rien à voir selon lui avec les hérésies passées. Il souligne que « la formule ecclésiastique moderne se résume ainsi : “La doctrine, par nature, ne change pas, mais notre approche pastorale doit évoluer” », mais qu’à force d’évolutions dites « pastorales », on finit par demander « à ceux qui défendent la doctrine originale pourquoi ils s’accrochent si obstinément à une formulation obsolète. Voilà la révolution silencieuse ! »

Mgr Mutsaerts note : « Le plus ironique dans la situation actuelle est peut-être que, depuis 60 ans déjà, les réformes progressistes sont présentées comme indispensables pour rendre l’Eglise plus attrayante aux yeux de l’homme moderne. Et pourtant, c’est justement dans les pays fortement sécularisés que les églises se vident. Peut-être l’homme moderne est-il moins impressionné par une Eglise qui lui répète ce qu’il a déjà lu la veille dans le journal. Pourquoi quelqu’un se lèverait-il tôt le dimanche matin pour aller entendre dans une église les mêmes leçons de morale que celles qu’il a reçues gratuitement samedi soir dans un talk-show ? Celui qui, au bout d’un certain temps, ne voit plus personne, pourrait penser qu’il a atteint l’avant-garde prophétique. Mais il existe une autre possibilité : il s’est trompé de chemin. »

Et de conclure : « L’Eglise ne possède qu’un seul produit véritablement révolutionnaire : l’Evangile. Et ce produit n’est malheureusement pas adaptable par le service marketing. Le christianisme n’est pas né parce que douze apôtres ont décidé de mieux s’adapter à l’esprit de l’époque romaine. Ils prêchaient quelque chose que leur entourage trouvait tantôt magnifique, tantôt insensé, tantôt choquant. Pour cela, ils ont été invités à la table des discussions synodales. Pour cela, ils ont été mis à mort. »